Aujourd'hui, des grèves dans les services publics perturbent les transports des usagers. Ils oublient que ce sont plus que des usagers, ce sont avant tout des clients mais ils ne connaissent pas cet aspect économique...
J'entends par ci par là : "Heureusement que la France est dans la zone Euro" sous prétexte que ça lui évite bien des déboires. Ce genre de raisonnement, venant pourtant de personnalités éminentes, me fait bondir... En effet, je ne suis pas d'accord et je vais vous expliquer pourquoi. Ce n'est que ma modeste analyse mais je crois que bon nombre d'entre vous se rallieront à "ma" logique.
Imaginez que la France n'ait pas opté, en son temps, pour la monnaie unique. Elle aurait alors vu ses problèmes latents beaucoup plus vite et donc aurait fait les réformes nécessaires beaucoup plus vite : elles seraient faites depuis plusieurs années maintenant et ensuite, notre pays aurait pu rallier - ou en fait commencer - la zone Euro en entrant par la grande porte et en devenant la locomotive de cette grande communauté. Or on a voulu faire le contraire : on a sciemment fait la politique de l'autruche en se laissant porter par une grande idéologie en croyant qu'elle résoudrait nos propres problèmes... En fait, l'Europe a été faite trop tôt, trop vite. Les pays concernés auraient dû faire d'abord leurs propres réformes afin de créer une forteresse plutôt que de fédérer d'emblée une armée de malades, chacun comptant sur l'autre pour le sauver. Certains diront qu'on a gagné du temps ; en fait, on a perdu ces années au point de se laisser dépasser par la "concurrence". Même si l'Euro brille, il ne reflète pas la croissance qu'il semble représenter. Il vaut mieux regarder le revers de la médaille pour être plus proche de la réalité. Le reste du monde nous confirme cruellement, par sa plus forte croissance, notre inertie venue de notre ineptie...