Dépêche du jour :
Les Bourses du Brésil, de l'Inde et de la Chine bénéficieront d'une forte croissance de la consommation dans ces pays, et progresseront plus vite que celles de l'Europe, du Japon, et des Etats - Unis, a estimé jeudi la société de placement française Carmignac. Ces pays commercent de "plus en plus entre eux", sont de moins en moins dépendants de l'économie américaine et affichent "un niveau de vie croissant", a expliqué Wan Zhang - Goldberg, qui gère Carmignac Emergents, l'un des grands fonds de Carmignac, avec 3 des 12 milliard d'euros gérés par la sociétés. Lors de la crise des crédits à risques de cet été, la gérante a constitué des réserves de trésorerie, au cas où ses clients sortiraient de l'argent des fonds. Carmignac a en fait constaté un afflux de souscriptions nettes depuis quatre mois, avec environ "15 à 20 million d'euro par jour" depuis juin. "Cette crise financière n'a rien à voir avec celle de 1997", où Carmignac avait subit des retraits, "car les pays émergents souffraient de déséquilibres économiques alors que l'économie américaine avait des fondamentaux solides", a expliqué Mme Zhang - Goldberg. Depuis, ces pays affichent d'importants excédents des comptes courant, alors que les pays développés ont dans leur ensemble plongé dans le déficit à partir de 1998, l'année qui a vu les monnaies russes et brésiliennes plonger". En 2007, ce sont les faiblesses de l'économie américaine qui ont généré la crise", et depuis "beaucoup de capitaux se sont réfugiés sur les marchés émergents", a souligné la gérante, qui consacre deux - tiers de son portefeuille à des sociétés profitant de la hausse des matières premières ou de la croissance de la consommation dans les marchés émergents. Carmignac estime que l'économie américaine devrait résister à la crise des crédits risqués mais a préféré tabler sur une baisse des actions du secteur de la banque, et de la grande distribution, et de la banque aux Etats - Unis. "L'expansion mondiale va se réequilibrer, avec plus de consommation dans les pays émergents, et moins aux Etats - Unis, où son potentiel est désormais limité", selon Wan Zhang - Goldberg, qui donne l'exemple de la Chine, où "la consommation des ménages représente seulement 49% du PIB, contre 75% aux Etats - Unis."