Dépêche du jour :
La situation de l'inflation s'est dégradée en octobre en France, mais aussi en Allemagne et dans la zone euro, et "les perspectives ne sont pas très favorables", ce qui justifie la "vigilence des banques centrales", estime jeudi la Banque de France dans son bulletin mensuel. La situation s'est "singulièrement dégradée en octobre, en France comme dans le reste de la zone euro, et pour les prochains mois les perspectives ne sont pas très favorables", estime la BDF dans un éditorial intitulé "menaces d'inflation?" Ces perspectives "justifient la vigilence des banques centrales, attentives à la réduction des tensions inflationnistes et soucieuses de ne pas laisser développer des anticipations d'inflations qui seraient incompatibles avec la stabilité monétaire", juge - t - elle. "L'appréciation récente de l'euro contribue à limiter la croissance de certains prix mais ne suffit pas à absorber l'intégralité des chocs", poursuit l'éditorial. "L'inflation perçue par les ménages a fortement monté dans la zone euro et tout spécialement en Allemagne; les premières estimations de l'inflation pour la zone euro en octobre sont de 2,6% et l'augmentation des prix a atteint 2,1% en France (selon la norme européenne IPCH), rappelle l'institution financière. Cette hausse est notamment liée aux chocs affectant les prix de l'énergie (+ 50% en un an pour le prix du baril de pétrole en dollars et + 30% en euros), des matières premières industrielles et des produits céréaliers (quasi - doublement sur un an des prix à la production des céréales en France), souligne la BDF. "Ces chocs sont certes en partie dus à des facteurs climatiques (mauvaises récoltes) ou géopolitiques (tensions internationales) mais ils sont également imputables au développement économique induit par la mondialisation", analyse - t - elle. La BDF observe en second lieu "une montée des indicateurs de tension sur le marché du travail (réduction du nombre des demandeurs d'emploi, opinion des chefs d'entreprise sur leurs difficultés de recrutement) comme sur le marché des biens et services (taux d'utilisation des capacités de production) où ils sont désormais proches des niveaux atteints au précédent pic de croissance". "Cela signifie que les économies tournent à un niveau légèrement supérieur à celui de leur potentiel actuel de croissance et qu'il y a peu de marge à court terme pour un supplément non inflationniste de croissance", analyse - t - elle. "Il y a enfin un épuisement des facteurs internes, variables selon les pays de la zone euro, qui ont permis de limiter jusqu'à présent les tensions inflationnistes et d'absorber les chocs", conclut la BDF. Ainsi, en France, "alors que les rémunérations continuent d'être dynamiques et que les entreprises industrielles devraient reconstituer leurs marges, le maintien et l'accroissement de la concurrence dans le secteur de la distribution apparaissent donc comme déterminants pour limiter les tensions inflationnistes", estime - t - elle.
Dépêche du jour :
Les perspectives de croissance en zone euro, et dans l'ensemble de l'Union européenne se sont détériorées par rapport à ce qui était attendu avant l'été, a estimé jeudi le Commissaire européen aux affaires économiques Joaquin Almunia. "Il est déjà clair que les perspectives économiques pour les deux années à venir seront moins favorables que ce à quoi nous nous attendions avant l'été", a - t - il déclaré dans un discours à Bruxelles. La Commission doit publier ses prochaines prévisions de croissance actualisées le 9 novembre. En septembre, elle avait déjà ramené son pronostic en zone euro de 2,6% à 2,5%, et dans l'ensemble de l'UE de 2,9% à 2,8%.
Dépêche du jour :
Les Bourses du Brésil, de l'Inde et de la Chine bénéficieront d'une forte croissance de la consommation dans ces pays, et progresseront plus vite que celles de l'Europe, du Japon, et des Etats - Unis, a estimé jeudi la société de placement française Carmignac. Ces pays commercent de "plus en plus entre eux", sont de moins en moins dépendants de l'économie américaine et affichent "un niveau de vie croissant", a expliqué Wan Zhang - Goldberg, qui gère Carmignac Emergents, l'un des grands fonds de Carmignac, avec 3 des 12 milliard d'euros gérés par la sociétés. Lors de la crise des crédits à risques de cet été, la gérante a constitué des réserves de trésorerie, au cas où ses clients sortiraient de l'argent des fonds. Carmignac a en fait constaté un afflux de souscriptions nettes depuis quatre mois, avec environ "15 à 20 million d'euro par jour" depuis juin. "Cette crise financière n'a rien à voir avec celle de 1997", où Carmignac avait subit des retraits, "car les pays émergents souffraient de déséquilibres économiques alors que l'économie américaine avait des fondamentaux solides", a expliqué Mme Zhang - Goldberg. Depuis, ces pays affichent d'importants excédents des comptes courant, alors que les pays développés ont dans leur ensemble plongé dans le déficit à partir de 1998, l'année qui a vu les monnaies russes et brésiliennes plonger". En 2007, ce sont les faiblesses de l'économie américaine qui ont généré la crise", et depuis "beaucoup de capitaux se sont réfugiés sur les marchés émergents", a souligné la gérante, qui consacre deux - tiers de son portefeuille à des sociétés profitant de la hausse des matières premières ou de la croissance de la consommation dans les marchés émergents. Carmignac estime que l'économie américaine devrait résister à la crise des crédits risqués mais a préféré tabler sur une baisse des actions du secteur de la banque, et de la grande distribution, et de la banque aux Etats - Unis. "L'expansion mondiale va se réequilibrer, avec plus de consommation dans les pays émergents, et moins aux Etats - Unis, où son potentiel est désormais limité", selon Wan Zhang - Goldberg, qui donne l'exemple de la Chine, où "la consommation des ménages représente seulement 49% du PIB, contre 75% aux Etats - Unis."
Dépêche du jour :
La Banque Centrale européenne (BCE), reste prudente sur l'économie en zone euro, tout en gardant u oeil sur les risques d'inflation, a - t - elle indiqué jeudi dans son bulletin mensuel. Les perspectives à moyen terme sur la stabilité des prix sont sujettes à des risques à la hausse, écrit l'institut de Francfort dans le rapport. Du côté de la croissance économique, les perspectives sont certes "favorables à moyen terme", mais cette apréciation est entourée d'un grand degré d'incertitude." "Il est nécessaire de collecter des informations supplémentaires et d'examiner de nouvelles données avant de tirer des conclusions pour la politique monétaire", selon la BCE. C'est déjà l'analyse qu'avait faite la semaine dernière à Vienne son président Jean - Claude Trichet. La BCE a maintenu jeudi dernier le statu - quo sur les taux directeurs de la zone euro. Elle avait renoncé à une nouvelle hausse de taux après la crise des marchés financiers de l'été, et tant que son impact sur la croissance n'était pas encore clairement identifié. Mr Trichet a reconnu que les incertitudes sur la croissance avaient augmenté.
Dépêche du jour :
La Bourse de New York a ouvert en légère baisse lundi, après la nette progression de vendredi qui avait suivi des chiffres rassurants sur l'emploi : le Dow Jones perdait 0,11%, et le Nasdaq cédait 0,19%. Vers 13 h 40, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), reculait de 14,88 points à 14 051,13 points, et l'indice composite du Nasdaq de 5,20 points à 2 775,12 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 baissait lui de 0,23% (- 3,61 points) à 1 553,98 points. Vendredi Wall Street avait terminé en nette hausse, rassurée après les chiffres sur l'emploi aux Etats - Unis : le Dow Jones avait pris 0,66%, le Nasdaq 1,71%, tandis que le SP 500 avait gagné 0,96%, et terminé à un nouveau record de clôture (1 557,59 points). Le rapport officiel sur l'emploi pour septembre aux Etats - Unis a rassuré les investisseurs, en faisant état de la création de 110 000 emplois, un nombre supérieur aux attentes, mais surtout d'une révision à la hausse des chiffres des mois précédents. En août, l'économie américaine a finalement créé 89 000 emplois, au lieu d'en supprimer 4 000 comme annoncé initialement, et, en juillet, elle a créé 93 000 postes au lieu de 68 000. "Cela a considérablement réduit les craintes d'une récession" économique, a souligné Al Goldman, analyste d'AG Edwards. En raison de Columbus Day, jour férié aux Etats - Unis, aucun indicateur économique n'était attendu lundi. "Aujourd'hui, nous devrions connaître un volume d'échanges léger, comme c'est un jour férié et que le marché obligataire est fermé. Le marché devrait se montrer prudent, avec un peu de prises de bénéfices". Le marché obligataire était fermé en raison de Columbus Day. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans, s'est établi à 4,638%, contre 4,640% vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,861% contre 4,871%.