Les étudiants français ne sont pas à plaindre. Dans les enquêtes dans les grands quotidiens, on compare souvent le niveau des élèves européens à 10 ans, ou du niveau du Baccalauréat par rapport à ses équivalents dans le reste de l'Europe. Ainsi, les résultats classent souvent la France comme un pays en retard dans l'éducation de ses jeunes pousses.
En aparté, on peut se demander de quoi il s'agit quand on parle du niveau du Baccalauréat 1 : le niveau d'un lauréat du Bac général (S, ES, L) n'a rien à voir avec le niveau en sortie des Bacs technologiques et professionnels. Or, seulement la moitié des diplômes du Bac obtenus sont des Bacs S, ES ou L. Comment peut-on alors comparer le Baccalauréat français dans son ensemble avec l'Abitur allemand, qui est en fait l'équivalent de nos filières générales ?
Recentrons le sujet. Même si l'Education Nationale reste un mammouth et qu'il faudrait le dégraisser pour en obtenir de meilleurs résultats, comme l'a dit Allègre alors qu'il en était ministre, le niveau des grandes écoles de commerce reste exceptionnel. HEC, ESSEC, ESC ... tant de noms réputés pour nous qui vivons en France. Mais, justement, ces écoles deviennent de plus en plus connues, et surtout reconnues, en dehors de nos frontières.
Ainsi, HEC se vante sur son site internet d'être la meilleure école de Business européenne 2. Devant The London Business School, le Financial Times, qui est le plus sérieux journal économique d'Angleterre classe ainsi HEC au sommet de son classement de décembre 2006. Bien sûr, les formations américaines restent au dessus du reste du Monde, et les Chinois commencent à entrer dans les classements.
Cinq des vingt meilleures formations européennes pour s'orienter vers le Business sont françaises. On est encore derrière les Anglais mais on surclasse tous les autres pays du continent. Le Royaume-Uni reste la référence, et présente l'avantage d'être un pays anglophone, ce qui attire énormément les étrangers, mais les écoles françaises sont de plus en plus présentes. Onze écoles au total dans les cinquante meilleures européennes.
Il reste, à ce jour, plusieurs composantes à améliorer pour que la situation s'arrange encore un peu plus. A la racine déjà, la possibilité d'études en commerce devrait être plus souvent abordée auprès des Bacheliers Scientifiques qui pensent souvent que les écoles d'ingénieurs ou les Universités de Mathématiques et Physique restent les seules possibilités. Le niveau moyen des candidatures serait alors amélioré, ce qui aurait un impact évident sur le niveau de sortie. Mais surtout, il faudrait que les entreprises fassent tout pour garder ces étudiants bien formés en France. En effet, les diplômés français qui restent en France ont des salaires souvent moins intéressants que ceux qui acceptent de partir à l'étranger. Et puisque beaucoup souhaitent rester en France, les salaires moyens à la sortie de nos écoles peuvent sembler peu intéressants pour certains étrangers.
Toujours est-il que j'ai hâte d'être diplômé de mon école d'ingénieurs afin de rejoindre une école de commerce française si bien reconnue dans le monde du Business européen ...
1 Site de l'INSEE, Graphique de la proportion des Bacheliers par type de Baccalauréat en 2005 :
http://www.insee.fr/fr/ffc/figure/NATCCF07201.GIF
2 Etude du journal anglais Financial Times :
http://www.ft.com/businesseducation/pdf/table_ebs.pdf
En aparté, on peut se demander de quoi il s'agit quand on parle du niveau du Baccalauréat 1 : le niveau d'un lauréat du Bac général (S, ES, L) n'a rien à voir avec le niveau en sortie des Bacs technologiques et professionnels. Or, seulement la moitié des diplômes du Bac obtenus sont des Bacs S, ES ou L. Comment peut-on alors comparer le Baccalauréat français dans son ensemble avec l'Abitur allemand, qui est en fait l'équivalent de nos filières générales ?
Recentrons le sujet. Même si l'Education Nationale reste un mammouth et qu'il faudrait le dégraisser pour en obtenir de meilleurs résultats, comme l'a dit Allègre alors qu'il en était ministre, le niveau des grandes écoles de commerce reste exceptionnel. HEC, ESSEC, ESC ... tant de noms réputés pour nous qui vivons en France. Mais, justement, ces écoles deviennent de plus en plus connues, et surtout reconnues, en dehors de nos frontières.
Ainsi, HEC se vante sur son site internet d'être la meilleure école de Business européenne 2. Devant The London Business School, le Financial Times, qui est le plus sérieux journal économique d'Angleterre classe ainsi HEC au sommet de son classement de décembre 2006. Bien sûr, les formations américaines restent au dessus du reste du Monde, et les Chinois commencent à entrer dans les classements.
Cinq des vingt meilleures formations européennes pour s'orienter vers le Business sont françaises. On est encore derrière les Anglais mais on surclasse tous les autres pays du continent. Le Royaume-Uni reste la référence, et présente l'avantage d'être un pays anglophone, ce qui attire énormément les étrangers, mais les écoles françaises sont de plus en plus présentes. Onze écoles au total dans les cinquante meilleures européennes.
Il reste, à ce jour, plusieurs composantes à améliorer pour que la situation s'arrange encore un peu plus. A la racine déjà, la possibilité d'études en commerce devrait être plus souvent abordée auprès des Bacheliers Scientifiques qui pensent souvent que les écoles d'ingénieurs ou les Universités de Mathématiques et Physique restent les seules possibilités. Le niveau moyen des candidatures serait alors amélioré, ce qui aurait un impact évident sur le niveau de sortie. Mais surtout, il faudrait que les entreprises fassent tout pour garder ces étudiants bien formés en France. En effet, les diplômés français qui restent en France ont des salaires souvent moins intéressants que ceux qui acceptent de partir à l'étranger. Et puisque beaucoup souhaitent rester en France, les salaires moyens à la sortie de nos écoles peuvent sembler peu intéressants pour certains étrangers.
Toujours est-il que j'ai hâte d'être diplômé de mon école d'ingénieurs afin de rejoindre une école de commerce française si bien reconnue dans le monde du Business européen ...
1 Site de l'INSEE, Graphique de la proportion des Bacheliers par type de Baccalauréat en 2005 :
http://www.insee.fr/fr/ffc/figure/NATCCF07201.GIF
2 Etude du journal anglais Financial Times :
http://www.ft.com/businesseducation/pdf/table_ebs.pdf
publié par Fouflo
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Reflexions
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