ENGOUEMENT ?
« Comment expliquer cet engouement pour la Bourse ? »
Telle est la question que me pose un jeune journaliste vendredi dernier au Forum de l’Investissement .
Ma réponse fut convenue : les investisseurs particuliers reviennent sur les marchés car le CAC est en train de revenir sur ses plus hauts annuels. Après les trois annus horribilis de 2000, 2001 et 2002 qui ont vu fondre les portefeuilles et fuir les petits porteurs, le CAC a gagné plus de 100% , passant de 2600 points en 2003 à plus de 5300 aujourd’hui.
Cependant, peut on réellement parler d’engouement ?
Les investisseurs qui se sont pressés Porte Maillot ce week-end n’ont rien en commun avec les hordes de « touristes » des années 2000. A l’époque, on voyait de parfaits néophytes ouvrir des comptes et engager des sommes importantes sur le SRD, confondant Bourse … et casino.
« Chat échaudé craint l’eau froide » : la bulle Internet est passé par là et l’investisseur est devenu plus raisonnable, plus prudent dans ses choix. Souvent enrichis par la flambée de l’immobilier, beaucoup cherchent une solution pour diversifier leur patrimoine, plutôt à travers une gestion en fonds qu’en titres vifs. En témoigne les offres spéciales pour les placements en fonds communs de placement ou pour les assurance Vie sans frais d’entrée affichées par Symphonis, ING, Cortal ou Boursorama.
L’engouement est réel en revanche pour le conseil, notamment pour ce qui concerne la protection des portefeuilles. Les conférences données sur les ordres à seuil de déclenchement, ordres suiveurs ou autres ordres intelligents sont suivies avec intérêt. Protéger ses gains apparaît en effet légitime à l’heure où le CAC bat son record annuel.
La Bourse poursuit en effet son ascension : Wall Street vole de record en record porté par une politique monétaire stabilisée, la chute des cours du brut et une retombée des tensions internationales. Le Livre Beige publié par la FED indique que l'économie américaine a poursuivi sa croissance depuis début septembre. Si un certain nombre de régions ont mentionné des pressions sur les salaire, les pressions sur les prix sont contenues, et la majorité d’entre elles ont noté un ralentissement généralisé des marchés de l'immobilier. D’autre part les stocks de pétrole sont au plus haut à 330 millions de barils après une hausse surprise de 2.4 Millions contre 800 000 attendus. L’Opep n’ayant pas encore statué sur une diminution de sa production, le baril poursuit sa baisse (-25% depuis son plus haut à 78.40).
Bref, à part la menace, relative, représentée par le régime de Pyongyang (qui a décidé de reprendre ses essais nucléaires), les marchés sont toujours bien orientés.
Notre objectif de 5350 sur le CAC est atteint. Le prochain seuil est 5400 points. En bonne gestion, nous commençons à prendre nos bénéfices sur les lignes dont la performance est supérieure à 12%. D’autre part nous revenons sur deux secteurs qui devraient repartir à la hausse :
- l’énergie avec un baril qui devrait retrouver un prix d’équilibre à 60$ : Dexia Eqs L Europe Energy C - LU0133361567
- l’or, qui devrait bénéficier d’un affaiblissement du dollar : LYXOR GBS - GB00B00FHZ82 - GBS
Bonne semaine


