Ralentissement aux Etats Unis, Accélération en Europe
Et si le ralentissement attendu de l'économie américaine se révélait encore plus marqué que prévu ?
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont reculé de 4,1% à 6.33 millions et cellesde logements neufs de de 4,3% en juillet. C’est le niveau le plus faible atteinten plus de deux ans et demi (janvier 2004). Par rapport au mois de juillet 2005, les reventes de logements ressortent en baisse de 11,2 %.
Si la tendance se poursuivait on serait alors loin de l’atterrissage en douceur
Ces publications sur les ventes de logements ont entraîné un recul de Wall Street, et également inquiété le Nikkei la semaine dernière. Devant ce ralentissement significatif du marché immobilier certains n'hésitent pas aujourd'hui à invoquer le spectre d'une récession à l'horizon 2007, récession provoquée par l'effondrement d'une bulle immobilière.
Si ce dégonflement se précise, ce serait alors à la FED de réagir et de naviguer au plus juste entre les récifs de l’inflation et l’écueil de la récession. La rentrée risque donc de tourner autour de la prochaine décision de Bernanke, le 20 septembre. celui ci fait pour l'instant mine de l'igniorer et se concentre sur les effets de la mondialisation (discours du 25 août).
En même temps en Europe, ce serait plutôt l’euphorie. Apres les bons chiffres sur la croissance annoncées par la France (un « bon » +1.1% au 2eme trimestre confirmé par l’INSEE), l’Allemagne semble reprendre son statut de locomotive de l’Europe en annonçant +0.9% et le Royaume Uni s’adjuge 0.8%, sa plus forte croissance en deux ans.
A grand renforts de potion Merkel, l’«homme malade» de l’Europe semble sur la voie de la guérison. Comme en France, la croissance est tirée par une reprise des investissements notamment dans l’industrie et le bâtiment, la consommation des ménages et des exportations dynamiques. Le moral des patrons, mesuré par l’indice IFO est au beau fixe mais cet optimisme n’est cependant pas partagé par les investisseurs. L'indice de l'institut ZEW, qui compile les attentes du secteur financier pour l'économie allemande, a chuté mardi à un plus bas depuis cinq ans, affecté par les craintes d'une dégradation conjoncturelle à cause notamment de l'euro fort et des prix du pétrole. Or cet indicateur « avancé » est souvent plus significatif quant à l’évolution du marché.
Pour résumer on se félicite du bon cru 2006 même si , « pour 2007, les nuages s'accumulent à l'horizon", résume le président du ZEW, Wolfgang Franz
Dans ce contexte, nous réitérons nos conseils de prudence. Depuis le point bas du 14 juin, l’indice parisien s’est adjugé près de 11%. Pas si mal pour un été. On patientera encore un peu avant de ré-investir plus franchement, sur un prochain point bas.
Valeurs préférées (conseils publiés dans la Newsletter Boursomax du 25/08/2006) :
SANOFI
VALLOUREC
SAFRAN
-> abonnez vous : envoyer "Newsletter" à Boursomax@free.fr


