Avec près de 6 % de hausse en un mois sur le CAC et un Dow Jones volant de record en record, la crise est elle terminée ? Allons nous retrouver les sommets d’avant l’été ? Faut il se repositionner dès maintenant ou faut il attendre une nouvelle baisse ?

Exubérants marchés ! Après une descente aux enfers il y a deux mois, les marchés retrouvent du poil de la bête et de la hauteur. Pourtant il nous parait judicieux de conserver une certaine prudence avant de réinvestir. Pourquoi ?
Au niveau macroéconomique, il convient de ne pas oublier les fondamentaux qui ont amené à la crise financière : l’activité économique poursuit sa décélération tandis qu’au niveau des marchés interbancaires, les taux restent anormalement élevés. Certes la banque centrale a rassuré : la force et la rapidité de sa réaction ont permis d’endiguer la panique mais ceci ne modifie en rien les fondamentaux : la crise immobilière va se poursuivre, l’activité économique décélère et les ménages comme les industriels sont de plus en plus frileux. Enfin, si le spectre de la récession semble s’éloigner, un danger non moins grand guette la bonne marche des économies : l’inflation. Hausse des matières agricoles, pétrole à près de 85 $, on constate que le secteur des commodities continue son super-cycle. Du coup on constate que certaines entreprises n’hésitent plus à répercuter ces hausses sur leurs produits finis Ainsi, Danone annonce une hausse de ses tarifs de 10% et il serait étonnant de voir les distributeurs ne pas en faire de même…
Au niveau micro- économique, les entreprises vont se lancer dans l’annonce de leurs résultats du 3ème trimestre. Dans un contexte de volatilité accrue, toute contre-performance sera fatale. On surveillera donc attentivement les relèvements d’objectifs ou au contraire les profit-warnings, notamment sur le secteur des bancaires, pour se faire une idée de la marche à suivre ces prochains mois.
Où investir en cette fin d’année ?
Dans ce contexte de reprise fragile (et pour tout dire trop rapide à notre goût par rapport aux fondamentaux), nous privilégions deux catégories d’actions :
- les grandes valeurs de croissance résolument tournées vers l’export car ce sont celles qui vont continuer à gagner des parts de marchés sur les économies des pays émergents : LVMH, Schneider Electric, Pernod Ricard
- les valeurs défensives : Sanofi, Suez, Air Liquide
Après les prouesses des valeurs moyennes ces dernières années, nous privilégions les grandes capitalisations, mieux à même de résister dans le cas d’un ralentissement économique.
« Mieux vaut prévenir que guérir ».
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