Présentation

boursomax

Pseudo: BoursoMax Catégorie: Actions Description: L'année 2008 démarre mal sur les marchés mondiaux : comment réagir? Des conseils pour protéger son portefeuille et investir sur les dossiers gagnants. Consultez également www.boursomax.com, le nouveau site !

Recommander

Newsletter BMax

Cotations


powered by Fortuneo.com
Wednesday 16 May, 2007

Avec un CAC 40 au dessus des 6000 points, un record depuis 6 ans, un Dow Jones et un Nasdaq à de nouveau plus hauts, le moment semble être venu de couper ses positions et de suivre l'adage du mois : Sell in May and go away.
A quoi correspond cet adage venu d'outre Atlantique ? Et surtout : est-il fondé ?
Selon le bon sens de Wall Street, celui qui investirait pendant les mois les plus froids et se reposerait pendant les mois d'été verrait son investissement progresser significativement plus vite que celui qui ferait l'inverse. En simulant l'expérience sur le Dow Jones depuis 1950, 10 000 dollars investis pendant les 6 « meilleurs mois » de novembre à avril sur l'indice, puis basculés en monétaire pendant les 6 « mauvais mois » (mai à octobre) auraient joliment augmenté pour atteindre … 544 323 $ !
En revanche, le même investissement de 10 000 $ sur les « mauvais mois » basculé en monétaire durant les « 6 bons mois » durant la même période auraient abouti à une perte de 272 $ ! (étude réalisée par the Stock Trader's Almanac ).

Sur le marché français, on se rappellera simplement qu'à la même époque l'an passé, soit à la mi-mai, le CAC avait soudain plongé de 15% en un mois. Il aura fallu attendre jusqu'à fin juin pour voir l'indice se redresser et pas avant la fin octobre pour retrouver son niveau de mai.
En 2006, en suivant l'adage « Sell in May » on évitait la baisse tout en profitant d'une hausse de plus de 14% de fin octobre à fin avril.
->agrandir le graphique du CAC 40 de mai à octobre 2006


Cette baisse est elle mécanique ?
Après un début d'année tonitruant (+9%), la tendance haussière risque maintenant de s'essouffler sous l'effet de deux facteurs : premièrement la fin des résultats du 1er trimestre ; sans nouveaux indicateurs permettant d'ajuster leurs prévisions, les analystes pourraient revoir celles-ci à la baisse, d'autant plus que les comparaisons d'une année sur l'autre (effet de base) ont désormais de grandes chances d'être défavorables. Deuxièmement, après une forte période de hausse, les spéculateurs commencent à anticiper une baisse qu'ils ne manqueront pas d'amplifier par des ventes à découvert si celle ci survient. Tout est donc en place pour un dégagement qui pourrait être sévère.

Lorsque vient l'été la planète économique ralentit. Pour les actions, les volumes sont plus faibles et les gains potentiellement moins importants. Ce ne sera qu'au mois de septembre qu'une mentalité « rentrée des classes » incite particuliers comme professionnels à faire le ménage dans leurs portefeuilles. Aux Etats Unis, le toilettage est d'autant plus important que, pour les fonds, l'année fiscale se termine en Octobre. Ainsi, le mois de Septembre est le pire mois de l'année pour le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P 500.
Autre statistique intéressante pour ceux qui ont investi sur le marché US, l'année préélectorale est souvent une très bonne année, le parti au pouvoir ayant à coeur de doper l'économie afin de présenter le meilleur bilan possible en vue d'une réélection.

Une consolidation attendue dans un marché globalement haussier
Outre ces considérations statistiques qui plaident pour un allègement pendant les mois « chauds » , on notera que les tendances de fond restent positives : en Europe, la BCE a décidé de maintenir son taux directeur à 3.75% mais a indiqué implicitement que ce taux serait augmenté lors de la prochaine réunion du conseil de gouverneurs, le mercredi 6 juin. La croissance en Europe reste positive et soutenue malgré des possibilités de ralentissement dû à l'immobilier (en Espagne notamment).
Aux Etats Unis, le déficit commercial augmente à 63.4 Md de dollars contre 60 md attendus, sous l'effet du renchérissement du baril notamment. Les exportations restent cependant bien orienté grâce à un dollar au plus bas qui stimulent les exportations dans l'automobile (+6.9%) et de biens de consommation (+2.3%). En revanche les biens d'équipement sont en recul, comme le secteur informatique (-3.1% sur un mois, -17.8% sur un an) . Outre Atlantique, les américains continuent à consommer (produits chinois en tête) mais profitent également de la faiblesse du billet vert pour doper leurs exportations.
Que faire jusqu'à octobre ?
Parmi les soutiens du marché, l'actualité des fusions acquisitions reste nourrie. Il reste de bonnes affaires mais elles se raréfient tant la hausse a été longue et soutenue. On évitera donc de courir après le papier pour le moment …pour mieux revenir d'ici quelques semaines !

 

 

 

 

-> news du portefeuille boursomax et valorisation : abonnez vous à la newsletter sur www.boursomax.com

publié par BoursoMax publié dans : Edito
Avertissement sur le contenu des sites blog bourse
Bourse en ligne
Contact C.G.U. Reporter un abus
Blogbourse est un site du réseau Fortuneo