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Pseudo: BoursoMax Catégorie: Matières premières Description: L'année 2008 démarre mal sur les marchés mondiaux : comment réagir? Des conseils pour protéger son portefeuille et investir sur les dossiers gagnants. Consultez également www.boursomax.com, le nouveau site !

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mardi 23 janv., 2007

Après une année 2006 meilleure que prévue (+17% pour le CAC 40 contre une croissance attendue entre 12 et 15%) , assistera t’on à une cinquième année de hausse consécutive ? Depuis le début de l’année, analystes et gérants semblent plutôt optimistes. Pourquoi ? Quels sont les facteurs qui sous tendent une poursuite de la hausse? Nous avons identifié 3 éléments clés :

 

1) Des liquidités abondantes : les énormes liquidités des fonds d'investissement comme des hedge funds nécessitent de s'investir. Le début d'année est propice à cet exercice et cet effet "mécanique" de hausse semble être validé par la tendance traditionnellement haussière observée au mois de janvier. De plus, les taux bas encouragent la poursuite des opérations de fusion/acquisitions qui vont continuer tout au long de l'année. En témoignent des opérations le rachat des minoritaires d'AGF ou l'augmentation de capital spectaculaire du Crédit Agricole (6 milliards d'euros).

 

2)  Des taux qui restent bas : avec un écart entre  taux courts (à 3.50%) et les taux longs (à 10 ans)  désormais inférieur à 25 points de base, la courbe des taux est plus que plate. Jugeant que le niveau de croissance en Europe (hors Allemagne) est raisonnable, la BCE a d'ailleurs décidé de ne pas augmenter ses taux même si son gouverneur, Jean-Claude Trichet se réserve la possibilité d'une augmentation ultérieure dans l'année.

 

Les banques centrales perdent cependant peu à peu de leur pouvoir. Même si elles ne sont pas aussi impuissantes que  la Banque du Japon (BoJ) qui a carrément reçu l'ordre du gouvernement de ne pas monter ses taux,  elles voient leur marge de manœuvre réduite : elles ne peuvent plus vraiment augmenter les taux car l'inflation (due en grande partie à la hausse des matières premières, pétrole en tête) est temporairement maîtrisée. Mais elles ne peuvent pas non plus décider d'une baisse des taux : le recours massif au crédit de la part des ménages ainsi que la hausse des salaires rendu inévitable par le quasi-gel des années précédentes sont autant de facteurs de dérapage.

 

3) Une croissance US maintenue : le soft landing (atterrissage en douceur)  de l'économie US semble se valider. Le rebond de la confiance des ménages, mesurée en décembre par l'indice de l'Université du Michigan (98 contre 92.5 attendus) doit maintenant se confirmer. Il est certain que la baisse du prix du gallon* vers les 2.30 $ contre plus de 3.10 $ en juillet 2006 contribue à la relance. De même, le secteur de la construction profite de la douceur inhabituelle du climat et présente un rebond en novembre et décembre.

 

Face à ces bonnes nouvelles macroéconomiques, l'investisseur doit cependant rester prudent : au niveau micro-économique, les résultats des entreprises seront examinés à la loupe et risquent de décevoir. En effet, après des taux de marge exceptionnels enregistrés en 2006, comment faire "mieux que mieux" ? Les sanctions des analystes risquent d'être sévères (exemple de SOITEC)... même si ces corrections brutales présentent d'excellentes opportunités de trading. Nous vous recommandons donc la patience car il est très possible que 2007 comme l'année dernière présente un bilan contrasté : une premier trimestre euphorique, une deuxième trimestre catastrophique, un troisième en demi teinte et un excellent 4ème trimestre...mais pas nécessairement dans le même ordre !

 

* le gallon est l'unité de mesure à la pompe aux Etats Unis et équivaut à 3.785 l  (soit 0.45€/L !)

publié par BoursoMax publié dans : Point de Marché
lundi 04 déc., 2006

A l’approche des fêtes de Noël, peut être l’investisseur particulier devrait il clôturer ses positions gagnantes, effectuer ses opérations de vendus/achetés* et tranquillement décorer le sapin et préparer les cadeaux.

En d’autres termes, n’est il pas temps de prendre nos bénéfices pour cette année ?

Si vous lisez fidèlement ce modeste édito chaque semaine, nous avons publié des mises en garde depuis le 31 octobre. A l’époque, déjà, le marché semblait « sur-acheté ». On avait franchi trop facilement (et rapidement) la barre des 5450 points, sans parler du pic à 5500 points que nous avons connu mi-novembre. Or cette semaine nous sommes brutalement revenu sur un seuil de 5250 points après une semaine boursière particulièrement agitée caractérisée par une volatilité extrême. La correction pourrait s’avérer plus violente au vu des dernières statistiques publiées.  

 

Aux Etats Unis, on commence même à évoquer le risque de récession.

 

Il semble que tous les clignotants ont viré subitement, sinon au rouge, à l’orange foncé : un moral des ménages en berne, une chute des commandes de biens durables et, pour clôturer la semaine, un indice manufacturier au plus bas depuis plus de trois ans sont autant de signaux du ralentissement de la première économie mondiale. Pourtant, du côté des grands argentiers, Bernanke, Plosser (Fed de Philadelphie) et plus récemment le président de la Fed de Chicago Michael Moskow, on n’exclut toujours pas un nouveau resserrement de la politique monétaire pour contenir les pressions inflationnistes persistantes. Alors que les marchés entament un rally obligataire en misant sur une probable baisse des taux, d’autres commencent à s’interroger sur une éventuelle récession. Historiquement, une inversion de la courbe des taux est très mauvais signe. Or, avec des rendements à 10 ans américains désormais en dessous de 4,50 %, contre 4,68 % sur les taux à 2 ans, ce scénario commence à être sérieusement envisagé. 

 

Nous assistons donc à un phénomène sinon inédit du moins inquiétant : la conjoncture US ralentit sans que le risque inflationniste soit écarté pour autant.

Qui va en pâtir ? Le CAC 40 tout d’abord. Bien insérées dans une économie mondialisée, nos entreprises sont touchées à triple titre : baisse de leurs ventes chez le premier consommateur mondial, concurrence accrue des entreprises US et un résultat net pénalisé par l’effet de changes défavorable. Par effet ricochet, une bourse de Wall Street qui s’enrhume pourrait provoquer une éternuement en forme de mini-krach sur les marchés européens et mondiaux. En ce qui concerne la récession, nous pensons que l’abondance des liquidités disponibles ainsi que la vigueur des économies émergentes, en passe de devenir les premiers partenaires des US (Chine et surtout Inde en tête) nous tiennent à l’abri de ce scénario catastrophe.

 

A court terme, certaines opportunités vont apparaître : les valeurs dollar comme Schneider, Lafarge, les valeurs pharmaceutiques et chimiques, refuges habituels en cas de crise. Enfin, parce qu’il n’est pas encore trop tard, ne pas hésiter à revenir sur les matières premières, pétrole et or en tête. 

 

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publié par BoursoMax publié dans : Point de Marché
mardi 28 nov., 2006

Les places financières européennes ont chuté cette semaine après trois semaines d'euphorie et une série de records annuels. A l'occasion de Thanksgiving, certains banquiers ou gérants américains ont peut être suivi notre recommandation de la semaine dernière (Faut-il manger la dinde avant Noël ?) et pris le soin d’encaisser leurs bénéfices avant d'aller festoyer et se lancer dans les achats de Noël à l’occasion du Black Friday*.

 En fait les principales bourses mondiales ont surtout été plombées par la dégringolade du dollar. L'euro a gagné plus de 1% par rapport à jeudi pour franchir la barre de 1,31 dollar, pour la première fois depuis avril 2005. En une semaine, il a progressé de plus de 2 %, ce qui porte son gain à 4,2 % sur un mois et 10,7 % depuis le début de l'année. Qu'est ce qui fait dégringoler le billet vert ?

 

 

 

 

 

 1) Des perspectives conjoncturelles plus favorables à l'Europe qu'aux Etats-Unis. L'avancée de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne (celui ci ressort à 106.8 en novembre contre 105.3 en octobre) illustre ce dynamisme : Le scénario d'une poursuite de la hausse des taux de la BCE est donc conforté et renchérit l’attrait d’un arbitrage euro/dollar.

2) Le ralentissement économique attendu aux Etats-Unis et l'ampleur du déficit de la balance commerciale qui croit à un rythme de 840 milliards de dollars par an soit 6% du PIB. Une crise de défiance vis à vis du billet vert (scénario catastrophe) n’est pas à exclure même si elle est pour l’instant contenue par des taux d’intérêts à court terme très attractifs offerts aux détenteurs de dollars.

3) Les déclarations de Wu Xiaoling, vice-gouverneur de la Banque de Chine, qui estime que les réserves des pays de l'Asie de l'Est prenaient des risques en étant trop exposés à un dollar en baisse. Une déclaration pas si anodine quand on sait que la Chine possède plus de mille milliards de dollars de réserves à elle seule !

Comment en profiter, comment votre portefeuille va t'il être impacté?

Une fois de plus, l'or (ainsi que l'argent) va jouer le rôle de valeur refuge en réaction à la chute du dollar. En termes d'allocations d'actifs, les actions US (ou les fonds d’actions US) présentent le double désavantage d'être toujours surévalueés par rapport aux valeurs européennes (écart de pricing mesuré par les PER environ 15% plus élevé aux Etats Unis) et de subir lorsqu'on fait la conversion en euro, la dégringolade du billet vert. Contre ces handicaps, seules des actions sur-performantes incarnant un modèle économique innovant (Google) ou un nouvel art de vivre (Apple) seront capables de se détacher . Il faudra donc prendre le risque d'aller chercher du côté du Nasdaq pour les plus audacieux.

C'est cependant en Europe, et notamment en Allemagne où la croissance se redresse, que les perspectives restent les plus favorables. On peut rester à l’affût de bonnes opportunités, notamment de valeurs sensibles au dollar qui devraient être chahutées si la glissade du billet vert venait à s’amplifier. Ce serait alors l’occasion de garnir notre portefeuille à bon compte dans l’attente de la reprise du rally haussier de fin d’année.  

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publié par BoursoMax publié dans : Point de Marché
mercredi 22 nov., 2006

Je reprends ici le titre d’un article du quotidien belge Le Soir qui s’interroge sur la montée des cours et le nouveau record atteint par l’indice belge de référence, le BEL20, qui a franchi un nouveau record à 4200 points la semaine dernière.

On serait en effet tenté devant les très belles performances des indices mondiaux de prendre une partie de ses bénéfices et d’attendre une consolidation pour se replacer. En d’autres termes, de profiter de l’euphorie ambiante pour prendre une partie de ses bénéfices pour sinon manger la dinde, peut être commencer ses achats de Noël ! A moins que l’on pense que le rally entamé peut se poursuivre et nous propulser sur les 5700 points. Bref, stop ou encore ?

On l’a constaté avec la séance de vendredi, les bourses européennes dépendent encore fortement de ce qui se passe aux Etats Unis. L’indice parisien était plutôt bien orienté à l’instar des autres bourses européennes et toujours porté par un courant de bonnes nouvelles (annonce de résultats positifs, profits en hausse, OPA ou rumeurs d’OPA). Or, vendredi, les statistiques américaines sur le niveau de l’immobilier à rappelé que l’horizon boursier n ‘était pas aussi dégagé que tout le monde souhaite ou feint de le croire. A la suite de l'annonce d'une chute de presque 15% des mises en chantier de logements aux Etats-Unis le mois dernier, le CAC 40 a cédé 1,20% à 5439,71 points et affiche une performance hebdomadaire négative de -0,14%.  

Le Département du Commerce a  en effet annoncé une chute de 14,6% des mises en chantier de logement le mois dernier au rythme annualisé de 1,486 million d'unités, le plus faible depuis juin 2000. Dans le même temps, le nombre de permis de construire délivrés a diminué de 6,3% au rythme annualisé de 1,535 millions d'unités, le plus bas depuis décembre 1997. Ceci remet sérieusement en question l’hypothèse d’un «soft landing», atterrissage en douceur de l’économie US.  

Il existe un autre indicateur, moins suivi par la communauté financière mais tout aussi alarmant et qui nous incite encore davantage à la prudence : le nombre de procédures de saisies immobilières. En effet, le seuil d'1 million de procédures de saisies immobilières a été dépassé en octobre aux USA*.

On assiste donc à un dramatique effet ciseau au sujet de l’immobilier US : non seulement l’immobilier ne  « va » plus aux Etats Unis (mises en chantier à un niveau historiquement bas) mais ceux qui sont actuellement logés ont de moins en moins plus les moyens de payer leur logement.  Comme il a été rapelé au Salon de l’Actionaria par Jean Philippe Bolle (Boursorama) dans une conférence sur les fonds, les « américains sont d’éternels optimistes. Ils consomment en effet 102% de ce qu’ils gagnent et vivent éternellement à crédit. Comment ?  Grâce au crédit hypothécaire, procédure qui leur permet de recharger leur capacité d’endettement en fonction du prix de leur maison. » Or les prix de l’immobilier,  qui ont explosé au cours des dernières années,  leur ont permis de s’endetter au maximum et même au delà de leur capacité financière. Que se passe t’il lorsque ces mêmes prix s’effondrent ? 

Au vu des dernières statistiques, on surveillera avec d’autant plus d’attention les prochains indicateurs de confiance des ménages américains qui seront publiés cette semaine. Un fléchissement pourrait indiquer la fin de l’euphorie boursière et l’occasion de profiter de ses gains …au risque d’être privé de dinde ou de cadeaux de Noël !


*hausse des nouvelles procédures de saisies : + 63 % par rapport à septembre 2005 - Voir à ce sujet le très instructif blog de Gilles Caye : http://www.apprendrelabourse.org

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publié par BoursoMax publié dans : Point de Marché
mardi 14 nov., 2006

Point de marché - Newsletter du 13 au 17 novembre 2006

Le rally de fin d’année a t-il démarré ? Sommes nous partis pour un nouveau record annuel ? Le CAC 40 va t-il dépasser la barre des 5500 points avant le 31 décembre ?

 

Sous une avalanche de résultats du 3eme trimestre globalement très bons des deux côtés de l’Atlantique, le marché parisien est progressivement revenu au contact de ses plus hauts niveaux d’Octobre (5458 points) pour clôturer cette semaine en hausse à 5447 points.

 

Au lendemain de cette avalanche de résultats qui, avec la poursuite des annonces de fusions acquisitions, ont contribué à tirer le marchés vert le haut, bon nombre de gestionnaires, les plus gros contributeurs à la hausse, risquent de clôturer leur fonds ou d’alléger leurs positions avant la fin de l’année. Le sentiment haussier pourrait alors se retourner. D’autant plus que, parmi les analystes , les sentiments sont contradictoires : en termes de perspectives de croissance des résultats, « nous envisageons désormais une progression aux alentours de 6 % pour 2007 en raison d’un tassement de la consommation , met en garde Tom McManus, stratège en chef chez Bank of America. Pour sa part, Prudential reste toujours aussi optimiste d’un point de vue économique et vise une progression des résultats américains de 20 % en 2007.

 

On le constate, « la prévision est un art difficile, surtout en ce qui concerne l’avenir »

 

 

 

Malgré l’optimisme ambiant, plusieurs incertitudes demeurent. D’une part, la remontée du pétrole au dessus des 60 dollars, probable à mesure que nous rentrons dans l’hiver, période traditionnelle de forte consommation, a rappelé que la longue période du pétrole cher n’est peut être pas terminée. Certains investisseurs ont recommencé à craindre la menace d’un impact négatif des cours de l’énergie sur les futurs profits des sociétés. D’autre part, la confiance des ménages et leur niveau de consommation. La récente détente des cours du brut a dopé le pouvoir d’achat des ménages et leur moral mais il semble que ceux ci soient maintenant redevenus soucieux : est ce la bulle immobilière qui menace de se dégonfler brutalement ? Est ce billet vert qui s’effrite ? Sont-ce les comptes de la nation et l’ampleur du déficit commercial américain qui rend les esprits chagrins ? Toujours est il que l’indicateur avancé de confiance des ménages américains de l’Université du Michigan est ressorti plus en retrait qu’attendu à 92.3 points en novembre contre 93.6 un mois plus tôt.

 

Le rally, traditionnel à chaque fois que les banques centrales arrêtent d'augmenter leurs taux, n’est peut-être pas terminé et la barre des 5500 points devient désormais un objectif de fin d’année. Cependant, devant la montée des périls, notre choix consiste à alléger progressivement le portefeuille et à rester surpondéré en cash. La fin de l’année est certes positive, mais il n’est pas sûr que les entreprises, même dans un environnement de d’économie mondialisée et en croissance, puissent réitérer trimestre après trimestre des progressions de résultat à 2 chiffres. En bonne gestion, une prise de bénéfices nous paraît judicieuse, en gardant à l’esprit ce mot de Rotschild : « Je me suis enrichi en vendant toujours trop tôt. »

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Nouveau ! Pas le temps de lire, écoutez ce point de marché :

 

publié par BoursoMax publié dans : Point de Marché

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