Après le lundi noir sur les bourses européennes qui a vu le CAC 40 accuser sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001 à -6.84%, Ben Bernanke a décidé de prendre le taureau par les cornes : la FED réduit son principal taux directeur directeur de 75 points de base à 3.50%, soit en dessous des taux pratiqués par la BCE (4%).
Après une journée particulièrement volatile qui a battu des records en termes de transactions avec 19 milliards d'euros échangés sur la place parisienne, cette annonce a donné le signal de rachats massifs qui ont propulsés le CAC à +2.07% à 4842 points.
On peut se réjouir de ce ballon d'oxygène mais on reste perplexe devant les indices US qui restent oreintés à la baisse : - 1.06% pour le Dow, -2.04% pour le Nasdaq.
Cette mesure d'urgence est à double tranchant : elle rassure autant qu'elle inquiète. En effet, en agissant aussi vite et aussi massivement, la Banque centrale américaine entérine l'état d'urgence et alimente le catastrophisme. En avançant sa décision au 22 janvier au lieu du 30, ne confirme t'elle pas que les Etats Unis sont déjà entrés en récession ?
Tiraillé entre la peste de l'inflation et le choléra de la récession, Bernake a choisi : cette détente des taux devrait débloquer le robinet des liquidités et éviter à court terme le "credit crunch". De l'huile dans les rouages de la finance mondiale ne peut que faire du bien. Reste le problème de la stagflation (croissance molle et inflation). Celui ci semble pour le moment relègué en seconde partie d'année.
Les semaines se suivent et se ressemblent : au gré des résultats des entreprises, la communauté financière passe du rire aux larmes, parie sur un rebond ou se hâte de sauver les meubles. Cette semaine, les signes d'encouragement sont venus d'APPLE, AMAZON, FRANCE TELECOM, MICROSOFT QUI ONT rassuré la communauté financière avec leurs excellents trimestriels.
En revanche les valeurs bancaires et leur cohorte de cadavres dans le placard n'en finissent plus d'inquiéter (MERYLL LYNCH, SOCIETE GENERALE, BNP PARIBAS).
Dans ce contexte hésitant, l'investisseur doit avoir les nerfs solides et garder la tête froide.
Essayons ensemble de dégager quelques tendances de fond et hasardons nous à quelques pronostics pour la fin de l'année.
1) USA : Recession non, ralentissement oui
Dans la crise des subprimes, nous ne sommes pas au bout de nos surprises : outre la crise de confiance qui a eu lieu en Août, le mal est plus profond : chaque mois, des milliers de foyers américains passent d'un taux fixe discount (2% en moyenne) à un taux variable. La crise est profonde et l'impact sur la croissance américaine sera étalé dans le temps avec un pic à été 2008. Le ralentissement se confirme et même si le scénario de la récession semble s'éloigner, l'économie US ne sera pas le moteur de la croissance mondiale en 2008.
2) Matières premières : Une flambée des matières premières qui fait long feu
Dans ces conditions de ralentissement économique, attention aux matières premières. Le pétrole reflue après un pic à 90$ et cela devrait se confirmer : les stocks sont au plus haut, les compagnies pétrolières explorent et pompent à plein régime. Sauf hiver exceptionnellement froid ou catastrophe géopolitique, la prime de risque devrait se réduire et le prix du baril redescendre vers un prix d'équilibre autour de 60$.
La décélération de la première économie mondiale devraient également avoir un impact sur les autres matières premières (Cuivre, Aluminium, matières premières agricoles).
3) La Chine : Un colosse économique...aux pieds d'argile
Avec un rythme de croissance supérieure à 11%, la Chine peut paraître à l'abri d'un mouvement de consolidation. Nous pensons au contraire que la prochaine crise pourrait venir d'une explosion brutale de la bulle qui se crée grâce à l'apport massifs de capitaux étrangers investissant parfois sans discernement.
7 des plus 20 grandes capitalisations mondiales sont aujourd'hui chinoises. Qu'en est il des fondamentaux de ces sociétés, encore largement contôlées par l'Etat chinois?
Dans ce contexte, nous ne saurions insister sur une prise de bénéfice dès que nous repasserons au dessus des 5800 points avant une correction de fin d'année qui pourrait voir le CAC reculer sur un niveau de 5400 et même 5200 points si le flot de bonnes nouvelles venait à se tarir...
Notre stratégie : courvrir son portefeuille avec des puts CAC 40
Notre sélection : Achat du Put Warrant BNP 4448 B : 1.04 €
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- prix d'exercice : 5600 points
Avec près de 6 % de hausse en un mois sur le CAC et un Dow Jones volant de record en record, la crise est elle terminée ? Allons nous retrouver les sommets d’avant l’été ? Faut il se repositionner dès maintenant ou faut il attendre une nouvelle baisse ?

Exubérants marchés ! Après une descente aux enfers il y a deux mois, les marchés retrouvent du poil de la bête et de la hauteur. Pourtant il nous parait judicieux de conserver une certaine prudence avant de réinvestir. Pourquoi ?
Au niveau macroéconomique, il convient de ne pas oublier les fondamentaux qui ont amené à la crise financière : l’activité économique poursuit sa décélération tandis qu’au niveau des marchés interbancaires, les taux restent anormalement élevés. Certes la banque centrale a rassuré : la force et la rapidité de sa réaction ont permis d’endiguer la panique mais ceci ne modifie en rien les fondamentaux : la crise immobilière va se poursuivre, l’activité économique décélère et les ménages comme les industriels sont de plus en plus frileux. Enfin, si le spectre de la récession semble s’éloigner, un danger non moins grand guette la bonne marche des économies : l’inflation. Hausse des matières agricoles, pétrole à près de 85 $, on constate que le secteur des commodities continue son super-cycle. Du coup on constate que certaines entreprises n’hésitent plus à répercuter ces hausses sur leurs produits finis Ainsi, Danone annonce une hausse de ses tarifs de 10% et il serait étonnant de voir les distributeurs ne pas en faire de même…
Au niveau micro- économique, les entreprises vont se lancer dans l’annonce de leurs résultats du 3ème trimestre. Dans un contexte de volatilité accrue, toute contre-performance sera fatale. On surveillera donc attentivement les relèvements d’objectifs ou au contraire les profit-warnings, notamment sur le secteur des bancaires, pour se faire une idée de la marche à suivre ces prochains mois.
Où investir en cette fin d’année ?
Dans ce contexte de reprise fragile (et pour tout dire trop rapide à notre goût par rapport aux fondamentaux), nous privilégions deux catégories d’actions :
- les grandes valeurs de croissance résolument tournées vers l’export car ce sont celles qui vont continuer à gagner des parts de marchés sur les économies des pays émergents : LVMH, Schneider Electric, Pernod Ricard
- les valeurs défensives : Sanofi, Suez, Air Liquide
Après les prouesses des valeurs moyennes ces dernières années, nous privilégions les grandes capitalisations, mieux à même de résister dans le cas d’un ralentissement économique.
« Mieux vaut prévenir que guérir ».
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Aux Etats Unis comme en Europe, les indicateurs de confiance sont en baisse. Que ce soit l’indice des confiance des ménages américains mesuré par le Conference Board ou bien l’INSEE, le moral est au plus bas ! Quel crédit accorder à ces indices au moment où le Dow Jones pulvérise son record d’avant crise ? Le pire est il à venir ? Que faire dans ces conditions des portefeuilles brutalement secoués pendant l’été ?
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Lors de la dernière réunion de la FED le 7 août, Ben Bernanke n'avait ni baissé les taux d'intérêts ni même envisagé de le faire. Ce jugement sans appel fut suivi par deux jours de panique baissière sur le marché avec un Dow Jones qui abandonnait brutalement 387 points, démontrant une perte de confiance des analystes dans la capacité de la FED à résorber la crise du subprime.
En annonçant le 18 septembre une baisse des Fed funds de 0.50% à 4.75%, Ben Bernanke a surpris son monde. Lui qui tonnait début septembre qu'il n'était pas là pour voler au secours des spéculateurs imprudents a apporté du baume au coeur de tous les investisseurs (spéculateurs imprudents inclus).
On peut cependant se poser la question de l'efficacité de cette mesure. Malgré l'euphorie des bourses mondiales ayant succédé à cette annonce, l'action de la FED suffira t'elle à endiguer le risque de récession ?
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