Merci pour vos commentaires et vos débats à propos de notre réunion du 22.
Je vais cadrer un peu plus le sujet. Il s’agit de nous entretenir des difficultés des PME / TPE celles dont le CA et l’effectif ne dépassent pas respectivement 50 M € et 250 salariés car dans nos mesures nous intégrons un important volet fiscal.
Bien entendu nous essayons de faire participer les chefs d'entreprises au catalogue de mesures.
Ils liront également vos commentaires alors ne vous privez pas d'écrire !
Mais, par exemple, pas question de parler de SRD à cette réunion même si le sujet est brûlant puisque nos PME / TPE ne sont pas concernées.
Dans les différentes réunions mondiales, je retiendrai que l’on s’achemine, à pas comptés, vers un contrôle du système bancaire. C’est nécessaire mais ce n’est pas affirmé assez franchement !
Hier au soir, chez Ruquier, Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, a dit que si l’on ne changeait pas les normes comptables (IFRS/IAS) dans les 4 semaines, on s’enfoncerait encore plus dans la crise. Je vous en ai déjà parlé sur ce blog. Mais je n’entends rien du côté de nos politiques européens. C’est un peu technique mais c’est très très important ! Manqueraient-ils de culture économique ?
Nos PME / TPE ne sont pas concernées pas ces normes comptables.
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat et des PME, ont présenté hier, lors d'un déplacement, trois mesures effectives destinées à accompagner les petites et moyennes entreprises dans leurs besoins de financement immédiats. Ainsi, les PME peuvent désormais bénéficier, sous certaines conditions, d'un prêt de la Banque européenne d'investissement, la banque de l'Union européenne, pour tous types d'investissements (achats d'équipements ou de biens immobiliers, investissements immatériels, besoins en fonds de roulement, etc.). Une centaine de banques travaillent avec la BEI dans les 27 pays de l'UE pour la distribution de ce prêt. Par ailleurs, un "parrain PME" sera nommé dans chaque région, lequel sera chargé d'identifier en temps réel les difficultés auxquelles sont confrontées les PME afin de les orienter sur les intervenants capables d'apporter des réponses appropriées à leurs besoins. Enfin, l'établissement public Oseo va disposer d'une rallonge de 5 milliards d'euros dans le cadre de ses prêts et garanties financières octroyés aux PME. Un numéro Azur d'information doit être mis en service rapidement pour informer les entreprises à ce sujet.
Source patrimoine.com
Il ne faut pas penser qu'au travers des banques !
Pierre
1 Rétablir la confiance, C'est le point premier, qui ne dépend pas de l'ETAT, avec une meilleure compréhension de caractéristiques comptables de cette vraie valeur, qui doit être « le miroir « de l’Entreprise
2 Redonner à l’Epargne investie des lettres de noblesse, (surtout si c'est le marché non réglementé et mal apprécié, inconnu de la plupart,) par un avantage fiscal simple, pour l'investissement "risqué", avec sutout une simplicité des textes édités.
Il faut favoriser le particulier à être indépendant de déclarations complexes et difficiles à souscrire, et qui deviennent plus accessibles aux mains d’instituts bancaires par des « usines à gaz » reservées à une élite avertie.
Les PME sont la première entreprise de France et sont le réservoir de la création de valeurs ajoutées ( par l’emploi, charges sociales, IS , ISF ,TP) et sont laissées se débrouiller seules . Elles ont des besoins en FP ( car sousvalorisés) et ont tjs des idées innovantes, souvent avec une éthique citoyenne.
Le contribuable peut aider ces entreprises , s’il y a simplicité de compréhension pour son épargne, car ce dernier n’a pas tjs l’esprit fiscal et une éducation économique ( éviter les intermédiaires bancaires et assurances ou Fonds, qui créent des produits complexes, et sans avenir)
Monory,dans le passé, avait fait simple,lors du lancement de son fond épargne action, il était pragmatique …
Dans cette conjoncture difficile, il faut motiver l'Epargne productive, qui donne au pays la vitalité, en favorisant l'emploi.
Eviter les longs textes hermétiques de polis techniciens, difficiles à comprendre. La classe laborieuse a plus l’esprit au travail, qu’à des avantages fiscaux.
Informer et faire participer la classe moyenne plus à l'économie, sans la réserver aux seules « niches fiscales"
Un risque de mouvements sociaux existe, on le voit bien par des discours démagogiques pseudo économiques et médiatiques ,en la personne « d’un facteur » qui manie un verbe facilement, en ayant dejà plus 12% d’intention de vote….
Il y aurait des pistes pour susciter une attractivité améliorée . Prévoir par exemple une fiscalité séparée . Pour les dividendes , cela ne serait pas une mesure très attractive . Pour les PV et les MV , déjà beaucoup plus . Un seuil de cession réservé pour le ML (pourquoi pas pour les petites valeurs en général ?) pourrait aussi être attribué . Sans compter un abattement dans l ' ISF .
Pour les actions , sur les feuilles de l ' impôt sur le revenu , il y a des lignes toutes prêtes . Il suffirait pour faire simple que des lignes juste en-dessous concernent le ML .
Et autre chose , en cas de radiation par liquidation judiciaire , l ' action n ' a plus aucune valeur . Il y a un règlement pour enregistrer la MV . Sur le papier , cela semble facile . Mais dans la réalité , cela l ' est beaucoup moins . Quand notre action ne vaut plus rien , il nous faut encore apporter cette preuve . Pas si facile que cela . On peut enregistrer cette MV (perte sèche totale) l ' année de son choix : pas si facile que cela . Et comme il faut tenir compte de l ' intermédiaire bancaire , on se retrouve piégé et la MV est comptabilisée une année sans intérêt . Réglementation qui taxe très facilement les PV mais qui met des obstacles pour la prise en compte de MV totales (cas des radiations) .
- Au lieu de parler de ratio "poubelle" quelle délicatesse, pourquoi ne pas parler de ratio pépite ou autre dénomination plus attractive, et imposer aux assurances vie la détention d'un pourcentage déterminé de ce type de valeur.
- Création d'un emprunt d'état dédié aux TPE et PE, avec s'il le faut un avantage fiscal attrayant.
- Pour les détenteurs d'actions cotées au ML, imposition uniquement à 11% sur les PV réalisées (commme pour le PEA), si vente après détention disons d'au moins trois ans.
- Pour ce qui est de la cotation: obligation de laisser les ordres passés au moins cinq jours de bourse,ceci afin d'éliminer les ordres arrivant à 14h59, et disparaissant le lendemain.Les manipulations devraient être plus délicates, et les ordres correspondre réellement à des intentions d'achat ou de vente.
- Passage sur Alternext : allègement de la charge fiscale qui est décourageante
Voila des idées qui présentent assurément des incohérences, mais....
Autre point qui me tient à coeur, mais qui concerne les produits dérivés:
Imposition à 60% sur les PV réalisées sur les produits dérivés , ainsi que sur les trackers type BX4 ou L40.Un petit effet rétro(j'adore le billard français) ne serait pas pour me déplaire.
Voila.Bon courage
En matière de fiscalité sur la bourse, on a déjà beaucoup fait pour favoriser les actions :
- PEA
- le montant annuel des cessions a augmenté
- un abattement d'un tiers de la plus-value par année de détention à partir de la 6ème année.
- Réduction de l'ISF
- Réduction de l'IR pour les AK
-Ajouter l'enseignement de la bourse dès la 6ème (ça va être dur ;-)
Pour l'urgence, il faut que le chargé de clientèle reçoive l'ordre de prêter à nouveau. Entre le discours des états et le lampiste, il peut se passer beaucoup de temps.
Les solutions à plus long terme sont dans le rapport Ricol
Je pense que le problème va bien au-delà du ML.
Bernard tu es en train de faire du lobbing pour le ML.
Ce n'est pas défendre les PME.
Les PME c'est bien autre chose que le ML qui globalement ne représente pas grand chose.
PARISOT en changeant le système comptable compte surtout faire disparaitre les malversations de ces unions.
Si il y a quelqu'un qui ferait bien de se taire c'est bien elle. De plus elle représente entre autre les banques.
Bernard D. tu semplifies un peu trop vite.... en faisant des raccourcis..!
Les banques et les holdings se sont certainement régalés tant que les cours montaient à l'excès,
maintenant que les cours baissent , on ridicule ce mm portefeuille en faussant complètement sa juste valorisation....
Si une société de portefeuille a achèté du VINCI a 52e , elle pense faire une affaire MT ou LT pour son investissement ( pas vendu pas gagné et pas perdu) et cela doit etre valoriser à ce cours: il est inutile de le valoriser bcq plus , si cette holding n'a pas vendu , et encore plus de provisionner dans la baisse avec un cours qui a chuté à 27e
Dans les deux cas , les 2 extrèmes ne sont pas bons CONSEILS, pour l'épargnant investi ds la holding
Les cours de EURAZEO et WENDEL ( sont devenus des véritables WARRENTS) sont préjudiciables à l'épargnant investi.....
C'est un aspect de cette crise actuelle....
Je ne simplifie rien.
Je remonte l'arbre des causes.
En fait de nombreux spéculateur/investisseur se sont habitués au dopage quasi permanent des comptes.
La norme IFRS est la lutte antidopage des comptes.
La norme IFRS c'est l'un des moyens pour rendre les comptes propres.
Si l'on remonte l'arbre des causes (si ce terme te dit quelque chose).
En fait les décotes des holdings et consœurs ne sont que les fruits de ce dopage ancien des comptes entretenu pendant des années que dis-je des décennies.
Pourquoi attendre la vérité plusieurs années (par amortissement) lorsqu'il y a une dévaluation de l'actif et vouloir le comptabiliser immédiatement lorsqu'il y a valorisation?
Si tu appelles cela "propre", c'est que nous n'avons les mêmes valeurs.
Il me parait impensable de continuer à investir en bourse sur des chiffres dit amortissables à 5 ou dix ans.
Il faut PARLER VRAI :
-- C'est un bon moyen de redonner confiance aux investisseurs (et de faire revenir en bourse nombre de petits épargnants qui viennent de fuir peut être à tout jamais). Pour info les conseillers clientèles ont reçu l'ordre de ne pas fermer les comptes boursiers pour agrémenter les statistiques.
-- C'est aussi un bon moyen de couper l'herbe sous le pied des spéculateurs.
tu dis qu'en "matière de fiscalité sur la bourse, on a déjà beaucoup fait pour favoriser les actions".
Permets-moi de ne pas être d'accord, car au contraire on fait tout pour décourager les français :
- PEA : à sa création pas d'imposition, actuellement 11% qui vont passer à 12,1% avec le RSA
- montant annuel des cessions : certes, il a un peu augmenté pour 2008 mais je te rappelle qu'il était à plus de 50000 euros il y a quelques années.
- "un abattement d'un tiers de la plus-value par année de détention à partir de la 6ème année". Oui, ils ont fait ça, mais qui garde ses titres au moins 6 ans ??? Cette mesure est du vent. Pour moi c'est même de la très mauvaise gestion de garder des titres aussi longtemps.
- "Réduction de l'ISF", cela concerne une minorité de personnes
- "Réduction de l'IR pour les AK", idem que pour l'ISF
- je rajouterai, en 2007 imposition des PV à 27%, en 2009 30,1%
Les difficultés des PME/TPE, il semble évident qu'il faille :
- diminuer les charges sur les entreprises qui sont trop élevées dans ce pays
- faciliter le financement des PME/TPE
- inciter les particuliers à investir dans les PME/TPE, donc incitation fiscale, par exemple comme l'a suggéré quelqu'un en réduisant l'imposition des PV aux seuls prélèvements sociaux. Ne pas mettre en place de durée minimale de détention.
Spécifiquement pour le ML, il serait très important d'avoir plus d'informations de la part des sociétés cotées. Au lieu des chiffres annuels, il faudrait imposer la publication des chiffres semestriels. Heureusement que Bernard est là pour ça, mais il est bien seul.
On ne peut plus être requalifié de pro à la tête du client.
La CSG va encore augmenter mais pas uniquement pour les PV mobilières ?
L’écart en matière fiscal se resserre avec les autres revenus mais cela reste toujours plus avantageux.
Je suis d’accord avec toi sur le ML. Je pensais qu’Alternext allait remplacer le ML. Problème de coût ?