samedi 04 oct., 2008

Pour commencer la journée, je voudrais remercier tous ceux qui m’apportent des idées et du contenu pour rédiger les articles de mes blogs.

OUI nous sommes au bord du gouffre mais c’est en l’ayant identifié que l’on évitera de tomber dedans.

Je vous conseille, pour ceux qui reçoivent la chaîne TV « LCI », de regarder l’émission « Le club de l’économie » de Jean Marc Sylvestre. Vous y verrez et entendrez un « grand Monsieur Antoine Bernheim » C’est un grand professionnel, un sage de 84 ans. Il est compétent et parle VRAI !

Il y en a tellement qui parlent sans savoir !

La prochaine diffusion est aujourd’hui à 14h.

jeudi 02 oct., 2008

Paris, le 2 octobre 2008

Quelle protection pour ses titres en cas de faillite de son établissement teneur de compte ?

Par Bruno Gizard, Secrétaire général adjoint de l’AMF

En ces temps de grandes turbulences financières, il est naturel que les investisseurs s’enquièrent des conditions dans lesquelles les titres laissés en dépôt chez leur intermédiaire financier pourraient se trouver affectés par la faillite de ce dernier. En d’autres termes, y a-t-il un risque que les actions et les obligations des clients ne puissent plus leur être restitués ?

Si ce risque existe et advient, de quelle protection bénéficie l’investisseur en pareil cas ?

Sur la place de Paris comme sur les autres places, existe un fonds de garantie destiné à indemniser ceux des investisseurs qui, à l’occasion de la faillite de leur intermédiaire financier, ne pourraient récupérer leurs avoirs en espèces comme en titres.

En France, le plafond d’indemnisation par déposant est fixé à 70 000 euros pour les espèces et 70 000 euros pour les titres manquants.

S’arrêter à cette présentation peut laisser accroire qu’en cas de faillite d’un intermédiaire, tout portefeuille d’actions et des obligations pourrait être perdu au delà de 70 000 euros ! A l’évidence, il n’en est heureusement rien.

Et les précisions qui suivent apparaissent d’autant plus utiles qu’une approche superficielle du sujet peut donner à penser que la protection ne serait pas à la hauteur des risques encourus.

Il convient d’abord de rappeler que les portefeuilles des clients n’entrent jamais dans le bilan de l’établissement financier teneur de compte ; chaque client reste propriétaire de ses titres.

De ce fait, si l’établissement financier se trouve en situation de cessation de paiement, les titres des clients ne subissent aucun dommage du fait de cette faillite.

Ce principe capital étant posé, il doit être souligné que depuis maintenant une quinzaine d’années, la place de Paris s’est dotée à la fois d’un cadre législatif et réglementaire et d’outils techniques ayant précisément pour objet de sécuriser au maximum la conservation des titres des clients.

Sur le plan législatif et réglementaire, l’intermédiaire financier ne peut jamais faire usage des titres de ses clients sans leur consentement exprès et préalable.

Par ailleurs, les titres étant aujourd’hui dématérialisés, ceci signifie qu’en regard des actions et des obligations inscrites dans les livres de l’intermédiaire au nom de chacun de ses clients, cet intermédiaire doit disposer de deux comptes ouverts, titre par titre, dans les livres du dépositaire central (en France : Euroclear France), le premier comptabilisant les avoirs propres de l’intermédiaire, le second les avoirs de ses clients.

Cette stricte étanchéité participe de l’interdiction à laquelle est soumis l’intermédiaire de faire usage des titres de ses clients. Elle est aussi destinée, en cas de faillite dudit intermédiaire, à permettre le transfert sans délai des titres des clients chez un autre intermédiaire financier.

Il peut ainsi être affirmé que, sauf comportement frauduleux de la part de l’intermédiaire financier, les avoirs de ses clients ne se trouveront pas affectés par sa faillite.

Mais, au-delà du dispositif législatif et réglementaire, c’est en pratique la solidité technique du système de conservation et de règlement-livraison qui constitue la première et la meilleure des sécurités pour les investisseurs.

La place de Paris a encore en mémoire le cauchemar des innombrables suspens de livraisons générés à la fin des années quatre vingt, par des systèmes de dénouement tragiquement frappés d’obsolescence.

Il en était résulté un désordre sans nom paralysant notamment les transferts de portefeuilles rendus nécessaires par la faillite de tel ou tel intermédiaire financier.

Au prix d’un effort exceptionnel tant humain que financier, la place s’est dotée de systèmes de règlement-livraison permettant depuis lors de rendre tout à fait marginaux les suspens espèces ou titres ; désormais, la quasi-totalité des dénouements, en suite de négociations, interviennent bien à bonne date, c’est-à-dire trois jours après la date de la transaction, moment auquel interviennent le transfert de propriété et le règlement des espèces. Dans ce contexte, chaque intermédiaire peut s’assurer quotidiennement que sa comptabilité titres est bien en ordre. Il faut le rappeler : lors du dernier dépôt de bilan d’un établissement de crédit survenu en France – il s’agit de la banque Pallas Stern, en 1995- il ne manquait pas un seul titre dans les comptes des clients.

Est-ce à dire que tout risque de perte de titres a disparu ? Le risque zéro n’existe assurément pas mais on le voit, pour les titres appartenant aux clients, ce risque se limite dans la pratique, aux cas de fraude.

C’est donc à hauteur des titres qui viendraient à manquer dans le compte d’un client, du fait d’un comportement frauduleux de son intermédiaire financier, que le fonds de garantie aurait à intervenir pour reconstituer, jusqu’à 70 000 euros, la part du portefeuille qui viendrait à manquer.

jeudi 02 oct., 2008

On vient de recapitaliser les banques Fortis et Dexia à la va vite. En évitant que le sujet ne s’étende car il est brûlant !

Mais savez-vous pourquoi elles avaient besoin de l’être ?

Cette fois ci on n’a pas parlé de subprimes, alors ?

Hier un journaliste de la presse écrite a levé un coin du voile en parlant des Caisses d’Epargne qui auraient besoin d’être recapitalisées !

De quoi s’agit-il ?

Avez vous entendu parler des nouvelles normes comptables IFRS / IAS généralisées à partir de 2005 ?

En juillet 2002, un règlement européen a entériné la décision de la Commission Européenne d'imposer à toutes les sociétés européennes l'élaboration de leurs états financiers consolidés conformément aux normes comptables IAS/IFRS.

Dans ces normes, l'information financière ne repose  plus sur la notion du « coût historique » mais sur celle de la «juste valeur» (fair value).

La notion de « juste valeur » implique un changement important sur les postes du bilan de l'entreprise. Les actifs et les passifs sont enregistrés á leur juste valeur, qui englobe aussi bien la valeur de marché, si l'actif ou le passif est échangé sur un marché coté, que sa valeur d'utilité dans le cas contraire.

Les défenseurs du principe de juste valeur reprochaient á la comptabilisation en coût historique sa myopie vis-à-vis de l'évolution des marchés financiers et son incapacité á traduire la réalité économique et l'image fidèle du patrimoine de l'entreprise.

L'objectif est de cerner au mieux la réalité économique des entreprises, d’apporter de « meilleures » solutions pour accorder plus de crédit aux évaluations des actifs et des capitaux propres.

Cette méthode permet d’appréhender le patrimoine de l’entreprise mais pas ses performances opérationnelles.

Au niveau des Caisses d’Epargne que cela donne t-il ?

- lorsque les dirigeants affirment ce matin « l’Ecureuil va très bien, merci » ils ont sans doute raison …. sur le plan opérationnel

- quand le journaliste écrit hier qu’elles auraient besoin de 6,5 milliards €, il a peut être raison lui aussi

Pourquoi ?

La forte baisse de sa filiale immobilière Nexity, et de sa banque de financement et d'investissement Natixis ont crée une forte baisse dans la ligne « placements » de la Caisse d'Epargne.

Comment la très lourde perte sur ces 2 filiales va t-elle se trouver imputée en fin d’année dans le cadre des normes IFRS /IAS ?

Déjà en février dernier, les caisses régionales avaient dû recapitaliser leur organe central, la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne (CNCE), pour 3,2 milliards d'euros, sans doute à cause des subprimes.

C’est une question générale qui se pose, à l’heure de la débâcle financière, pour toutes les sociétés qui ont des participations financières !

C’est pour cela que le bruit, qui court de retrait de la cote de Natixis, n’est pas idiot. Cela permettrait de donner une autre valeur à la participation de la Caisse d’Epargne que celle qui est la sienne en bourse.

Toutes les sociétés qui ont des participations cotées « au tapis » seront elles en danger au 31 décembre à l’heure du bilan ? La question mérite d’être posée.

C’est pour cela que, dans l’incertitude, il vaut mieux avoir mis « ses billes » dans les « pures players industrielles ».

Il faut éviter les banques, les sociétés d’assurances, les holdings ayant des participations cotées etc…..

Encore une fois nos petites sociétés, pas ou peu endettées et n’ayant pas de participations, semblent à l’abri de ce qui pourrait être un gigantesque ouragan financier.

mardi 30 sept., 2008

Je viens de passer une nouvelle journée avec l’économie réelle.

Tout d’abord 2ème journée au Midcap Event. Rencontre avec :

- Onemedia, le faramineux business plan de cet été est toujours d’actualité si …. la société réussit son AK de 1,1 M€ avec Euroland Finances. Autrement il y aura un décalage dans le temps. La société a maintenant des choses à dire car les clients se multiplient. La communication va arriver.

- Bigben Interactive, depuis 2 ans la société est repartie d’un très bon pied. L’exercice en cours sera encore meilleur qu’annoncé !

- Bionersis, la société a pris du retard (environ 1 an) sur son business plan à cause, principalement, du retard de l’administration européenne pour enregistrer ses quotas de CER.

Puis direction du CNIT La Défense pour le lancement, à 17h30, de « Document Channel », la nouvelle filiale de STS Group et de Arvato. Cette alliance me semble prometteuse et sera source de revenus récurrents pour STS. Un grand article sera mis en ligne très prochainement !

Pour en revenir aux évènements d’hier, je pense que les élus du Congrès américains ont eu raison de rejeter le plan Paulson !!

En effets les « thermites financiers »  ont rongé les dominos du château de la finance. Si un domino s’écroule il risque d’entraîner avec lui une bonne partie de l’édifice. Alors il faut renforcer ce domino.

Mais pourquoi serait ce aux contribuables du monde entier de payer pour restaurer les dominos ? D’autant plus que si les états (c’est à dire les contribuables) sont sollicités, ce seront les monnaies de ces états qui se trouveront affaiblies.

Peut être que si les banques centrales se mettaient d’accord pour restaurer, ensemble, les dominos pourris, ce seraient toutes les monnaies qui se trouveraient affaiblies donc …. aucune relativement !

Ce serait simplement les actifs du monde entier qui perdraient tous un peu de leur valeur. C’est moins grave, non ?

L’avenir boursier ? Je pense que le plan Paulson bis sera signé en milieu de semaine.

Notre ami Philippe m’a fait parvenir son analyse technique du CAC40. Voilà ce qu’il m’écrit :

« Nous venons de toucher ce matin un niveau important sur le cac cad 61.8% de retracement baissier(cf fibonacci) par rapport à la hausse débutée en 2004. Une correction haussière ou un rebond va débuter. On ne pourra parler de changement de tendance que quand les MM changeront de direction.

Nous avons également en hebdo une divergence haussière sur la stoch. et le macd

Il ne manque plus que le fondamental: réunion restreinte ce vendredi à Paris, vote du congrès US.... »

lundi 29 sept., 2008

Quel contraste !

Je viens de passer 2 journées en une !

- Avant 10h et après 19h avec le monde virtuel de la finance.

Celui des hommes et des femmes des médias et de la finance qui vivent la crise derrière un écran.

On a l’impression qu’ils sont réunis dans une arène guettant la prochaine entreprise (pour l’instant une banque ou une société d’assurance) qui va être mise à mort. Vendredi c’était Fortis, aujourd’hui Dexia.

Avec le refus du plan Paulson par le congrès américain, il serait étonnant que l’arène ne soit pas à nouveau remplie demain !

- De 10h à 19h rencontre avec le monde réel, celui des chefs de petites entreprises pour lesquels tout va bien. Trop bien puisqu’ils ont le « nez dans le guidon » et que leur souci est comment vais-je utiliser ma trésorerie de x  M€ pour faire de la croissance externe ou comment vais je arriver à réaliser mon carnet de commandes qui ne cesse de grossir !

Ces 8 entreprises c’était, dans l’ordre, Bourbon, Easydentic, GOADV, Sebdo Enr, Facilasol, Antevenio, PC30 et Référencement.com.

J’ai la chance de pouvoir côtoyer cette économie réelle, qui apparaîtra au grand jour lorsque le ciel noir de la crise aura cédé la place au beau temps.

Cette crise était nécessaire, elle permettra aux marchés financiers de certainement repartir sur des bases assainies auxquelles nous n’osions même plus rêver.

Attention tout de même qu'après la crise financière puis la crise économique, nous n'ayons pas une crise sociale !!

samedi 27 sept., 2008

La planète financière est gravement malade et cela a des conséquences auxquelles on ne pense pas toujours :

- je connais de nombreuses petites sociétés qui ont de bonnes nouvelles à communiquer. Mais pourquoi le faire en ce moment, cela passerait presqu’inaperçu. Ce serait comme un coup d’épée dans l’eau et de l’argent de gâché (STS Group annoncera tout de même une grande nouvelle mardi).

- la plupart des introductions en bourse et des AK sont différées. Cela peut avoir des conséquences dramatiques pour certaines sociétés comme ralentir leur développement.

- certains intermédiaires financiers (brokers) sont en difficulté : moins de courtages, moins de commissions puisque moins d’opérations financières

- la presse financière est en difficulté : moins de lecteurs et d’abonnements, moins de publicité dans ce secteur

La perte de confiance et la peur se sont installées partout.

Bien entendu on a peur d’investir en bourse mais aussi peur de confier ses liquidités à un établissement financier.

A ce sujet si en France les dépôts sont garantis jusqu’à 70 000 € par individu, il n’en est pas de même dans tous les pays. Par exemple il n’est que de 38 000 € en Hollande. Alors faites attention aux filiales françaises des banques étrangères et surtout mutualisez.

Il y a pourtant des secteurs qui vont continuer à bien se porter :

- la sécurité quand elle permet de lutter contre la fraude. Car cette dernière est très importante, quoique l’on dise, et elle coûte cher

- tout ce qui permet de gagner en productivité

- tout ce qui permet de faire des économies (énergie, technologie ….) mais attention à faire les bons choix. Renseignez vous avant de vous lancer (on vient d’apprendre que les avantages fiscaux pour les biocarburants seraient supprimés d’ici 2012)

- tout ce qui découle de la loi et des directives européennes

Par contre il faut éviter tout ce qui est lié à la « consommation non nécessaire » sauf le luxe et tous les secteurs qui seront touchés par les économies nécessaires que devront faire l’état et les entreprises.

La confiance sera difficile à retrouver, c’est elle qui chassera la peur

Les américains, qui nous ont précipité dans la crise, seront les premiers à en sortir parce qu’ils sont pragmatiques.

Je vous avais parlé d’un bras de fer entre le marché financier et les politiques, on est en plein dedans. Mais soyez certain que le plan H. Paulson (ou un autre) sera signé. Les politiques n’ont pas le choix !

Et surtout n’oublions pas que la bourse anticipe toujours ….. Le volcan va finir par s’éteindre.

On pourrait avoir un fort rebond dès la semaine prochaine.

Nous sommes certainement « plus près de la fin du début que du début de la fin »

jeudi 25 sept., 2008

Pour placer vos liquidités j’ai trouvé le  « Le Livret Grand Format de la Caisse d’Epargne ».

Il s’adresse aux détenteurs d’un livret A à la Caisse d’Epargne.

Il y a actuellement une très grande concurrence entre les établissements financiers autour du livret A depuis que le gouvernement, poussé par l’Europe, a décidé d’ouvrir la possibilité d’ouvrir un Livret A à toutes les banques dès le 1er janvier 2009.

L'enjeu est énorme puisque l'encours du Livret A atteignait 126 milliards € fin avril.

Ceux qui avaient le privilège de ce livret A feront tout ce qu’ils pourront pour que vous leur soyez fidèles.

Les nouveaux venus feront tout pour vous appâter.

C’est ainsi que la Caisse d’Epargne propose ce « Livret Grand Format » fiscalisé avec, actuellement, un taux brut de 5,75 % ce qui fait un taux net de 5,11 % si vous suivez mon conseil exposé dans mon article « Comment gagner plus en déclarant à l’IR »  du 12 septembre 2008 :

http://www.blogbourse.com/roller/bourse-action-pour-tous/category/R%C3%A9glementation+-+Fiscalit%C3%A9+-+Economie

Le plafond du versement est le même que pour celui du Livret A : 15 300 €.

C’est en quelque sorte un Livret A « bis ».

Je ne veux pas faire de pub à la Caisse d'Epargne mais attirer votre attention sur le fait que, particulièrement en ce moment, notre argent intéresse les établissements financiers.

Tous font preuve d'imagination pour nous attirer vers eux.

Pour une fois la balle est dans notre camp alors profitons en car .... cela ne durera pas !

jeudi 25 sept., 2008

Entrée en bourse « plombée »

Depuis quelques mois on s’aperçoit que la majeure partie de introductions en bourse (IPO) sur le ML et l’AK, qui va avec, sont des échecs. Pourquoi ?

Et pourtant les Business Plans (BP) sont magnifiques, alors ?

On peut accuser la crise bien entendu mais, à mon avis, elle n’explique pas tout.

Ces petites sociétés s’apparentent presque toutes à du « capital risque ».

La plupart sont très « jeunes » et pour fonctionner elles ont déjà eu besoin de lever des capitaux quelques mois avant l’arrivée en bourse.

Et c’est là l’un des problèmes !

Cette levée de fonds que l’on appelle « AK pré-IPO » a été réalisée à un prix qui peut varier de 20 à 80 % en dessous de celui choisi pour l’IPO.

Elle s’est faite au près d’investisseurs privés ou de fonds.

Si ces fonds sont des FCPI ou des FIP, on est certain qu’ils resteront placés plusieurs années au capital de la société, ils l’accompagneront.

Mais d’autres investisseurs sont plus opportunistes et ne désirent que faire un coup rapide. C’est à dire sortir dès que la société sera cotée.

Donc dès qu’un acheteur se présente sur le marché, la main vendeuse, de ceux qui sont entrés plus bas, est présente et le cours ne montera pas car le courant vendeur est trop important !

Cela a une autre conséquence ! Très souvent l’IPO s’accompagne d’une AK qui peut durer plusieurs semaines après l’introduction en bourse. Cette AK est souvent «  vitale »  pour la société ! Mais allez vous souscrire à une AK si le cours de bourse descend en dessous du prix de l’IPO ? Bien entendu non ?

C’est ce qui est arrivé cet été à The Mighty Troglodytes (TMT) :

AK pré-IPO, introduction en bourse ratée è AK ratée et mise en redressement judiciaire ! Entre parenthèses, les investisseurs de l’AK pré-IPO ont tout perdu !

Il vaut donc parfois mieux rester seul que d’être mal accompagné

Je veux dire par là qu’il faut faire attention à quels investisseurs on fait entrer à son capital lors de ces AK pré-IPO !

Quelques pistes pour éviter ces écueils :

- instaurer une clause de blocage des titres pour ceux qui entrent, préalablement, au capital avec une décote. Ce pourrait être, par exemple, 1 an de blocage par tranche de décote de 15 %. Avec un seuil, seuls les investissements de plus de 10 000 € seraient concernés

- livraison des titres de la pré-IPO plusieurs mois après l’introduction en bourse. C’est ce que fait Right People. Mais il faut que le BP soit très costaud et que la société communique abondamment.

Plusieurs sociétés qui se sont introduites depuis le mois de juin sont « plombées » ! Cela introduit aussi des doutes sur le bon fonctionnement de l’entreprise et interdit toute levée de fonds ultérieure dans un avenir moyen terme.

Alors attention, danger pour les entreprises et pour les investisseurs passés et futurs.

A l’avenir il sera important de poser les bonnes questions aux dirigeants de sociétés qui se présentent en bourse :

Avez vous déjà fait entrer des investisseurs à votre capital et dans quelles conditions ?

Présentation

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Pseudo: Bernard Catégorie: Actions small caps Description: Conseils et analyses personnelles, en particulier sur les actions des petites sociétés

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