vendredi 19 oct., 2007

L'euro a établi ce vendredi un nouveau record absolu face au billet vert à 1,4319 dollar, sur fond de ralentissement de l'économie américaine et avant l'ouverture de la réunion des ministres des Finances du G7.

La Tribune.Fr

Nouveau record ce vendredi pour la monnaie unique qui a atteint 1.4319 dollar, sur fond de ralentissement de l'économie américaine et avant l'ouverture vendredi de la réunion du G7 ministériel. L'euro a franchi le seuil de 1,43 dollar pour la première fois jeudi.

Le dollar accuse le coup de la publication aux Etats-Unis de plusieurs indicateurs qui ont confirmé les difficultés du marché de l'immobilier américain : les mises en chantier de logements ont baissé de plus de 10% en septembre, et les permis de construire de plus de 7%. La Réserve fédérale américaine (Fed) a par ailleurs souligné dans son rapport de conjoncture mensuel (Livre beige) un ralentissement de la croissance depuis août, date à laquelle la crise des subprime a frappé de plein fouet les marchés financiers.

Résultat, les analystes pensent que la fed, qui a déjà baissé son taux directeur de 50 points de base à 4,75% en septembre, va devoir récidiver, peut être dès sa prochaine réunion du 31 octobre. Une décision qui, rendant moins intéressant d'investir en dollars, est de nature à nuire au billet vert.

Par ailleurs, selon une étude de l'association professionnelle américaine Alliance des industriels (MAPI), publiée ce jeudi, "le dollar est entré dans une longue période de baisse". Le billet vert pourrait perdre 5% face à un panier de monnaies des grands pays industrialisés d'ici à la fin de l'année, puis 5% au premier trimestre 2008 et 3% aux deuxièmes et troisième trimestres, affirme Cliff Waldman, économiste en chef de l'association professionnelle.

Le dollar se stabiliserait ensuite jusqu'à la fin de l'année 2008.

Ces prévisions rejoignent le constat du fonds monétaire internationa (FMI) qui a estimé mercredi que le dollar restait surévalué. Elles ne font pas l'affaire des apys européens qui envoient vendredi à Washington leurs ministres des Finances pour participer au G7, pour y défendre notamment l'idée que l'euro est surévalué par rapport au billet vert.

"Du fait de la longue période de baisse du dollar, le commerce va de plus en plus contribuer à la croissance américaine", estime Waldman. Mais "à court terme, le déclin du dollar génère des risques inflationnistes aux Etats-Unis et des risques pour la croissance de nos partenaires économiques", selon lui.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Articles divers
vendredi 12 oct., 2007

La réappréciation des risques et la forte volatilité rendent son évaluation de la conjoncture beaucoup plus incertaine.

L'AGEFI du 12 octobre 2007

La Banque centrale européenne (BCE) reste sur ses gardes. Convaincue que les risques sur les perspectives de croissance en zone euro sont orientés à la baisse, l'autorité monétaire a rappelé hier, dans son bulletin mensuel d'octobre, que le processus actuel de réapparition des risques pouvait avoir un impact potentiel plus large sur la confiance et les conditions de financement. Cet ajustement sur les marchés financiers couplé à la forte volatilité rend son appréciation de la conjoncture économique beaucoup plus incertaine. Des propos en ligne avec ceux de son président, Jean-Claude Tricher, prononcés la semaine dernière après le statu quo monétaire. "En somme, le bulletin de la BCE prône une attitude d'attentisme monétaire en matière de politique monétaire'", note Citigroup.

De fait, la BCE maintient sa prudence quand à l'évolution d'une quelconque répercussion de la crise financière sur l'économie réelle. Elle juge "nécessaire de recueillir des informations supplémentaires et d'éxaminer de nouvelles données avant de pouvoir tirer de nouvelles conclusions pour la politique monétaire dans le cadre de la stratégie à moyen terme de la BCE, axée sur le maintien de la stabilité des prix".

Alors que les prévisions disponibles pour 2008 confirment le principal scénario du conseil des gouverneurs d'une croissance réelle du PIB autour de son potentiel, les risques sur les prix sont pour la BCE à la hausse. Le conseil prévoit un taux d'inflation au-dessus de 2% d'ici à début 2008 avant de se modérer autour de la cible. L'autorité envisage une possible hausse des prix du pétrole, des produits agricoles, des prix administrés et des impôts indirects. A moyen/long terme, les taux de croissance de la masse monétaire et du crédit, certes portés par des facteurs temporaires comme la volatilité, confirment les risques haussiers sur la stabilité des prix.

"Alors que les faucons au sein de la BCE voulaient initialement relever les taux jusqu'à 4,50% d'ici à décembre 2007, l'euro fort et les turbulences sur les marchés financiers ont poussé la Banque centrale à temporiser avec un biais résiduel au resserrement", rappelle Bank of America. Pour la banque, une fois que l'économie américaine aura surmonté sa douce correction et que l'amorce du boom de la consommation au coeur de l'Europe commencera à se déployer, la BCE choisira probablement un point de vue modérément restrictif.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Articles divers
jeudi 27 sept., 2007

L'Agefi du 24 septembre 2007

 - L'Agefi : Les tracas de Northern Rock sont à l'origine du décrochage de la livre face à l'euro. La situation peut - elle empirer pour la devise britanique ?

- Gilles Moëc : La faiblesse du sterling provient certes des difficultés de certains établissements. Mais plus largement, les investisseurs prêtent plus attention aux tention immobilières depuis la crise des subprimes. Le taux d'endettement hypothécaire des ménages au Royaume-Uni est supérieur à celui des Etats-Unis ou de la zone euro, ce qui logiquement affecte la livre, même s'il ne semble pas que les pratiques qui ont conduit à la crise du subprime outre-Atlantique aient été très développées au Royaume-Uni. La baisse de la devise reflète aussi une modification des anticipations sur l'orientation de la BoE qui paraissait jusqu'à récemment moins prête que la Fed ou la BCE à altérer le cours de sa politique monétaire pour réagir aux difficultés des marchés. La décision de cette première de procéder, elle aussi, à des injections massives de liquidité a relevé les anticipations de baisse des taux. Toutefois, passé ce choc, la livre concerve des atouts fondamentaux, notamment un fort potentiel de croissance et une grande attractivité de l'économie.

 

- L'euro/dollar est-il condamné à battre des niveaux records ?

- La baisse des taux de la Fed, combinée à l'anticipation d'un ralentissement plus prononcé aux Etats-Unis que dans la zone euro, a poussé l'euro/dollar au-dessus de 1,40. Toutefois, la Fed reste prudente dans son communiqué sur son orientation future et une baisse de ses taux en dessous de 4,50% ne nous semble pas le scénario le plus probable. Si le marché du crédit américain répond favorablement à la stimulation monétaire déjà interbenue, une réévaluation à la hausse des perspectives américaine pourrait intervenir, alors que la zone euro serait probablement affectée pas les effets retardés du ralentissement de la demande américaine. Cela favoriserait une stabilisation de l'euro/dollar, qui reste par ailleur fondamentalement surévalué.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Articles divers
mercredi 26 sept., 2007

De l'avis des experts, la situation actuelle consécutive à la baisse des taux de la Fed pourrait pousser l'institution à infléchir son discours

L'Agefi du 24 septembre 2007

Un casse tête monétaire. Voila bien une situation dans laquelle se trouve la Banque centrale européenne après que la Fed a abaissé d'un demi-point son principal taux directeur à 4,75% mardi dernier, alors que le taux de refinancement de la zone euro est resté jusqu'ici inchangé à 4%. La forte diminution du différentiel de taux entre les Etats-Unis et la zone euro a porté vendredi la monnaie européenne au-dessus de 1,41 dollar, nouveau record amplifié par les propos plutôt pessimistes sur l'économie américaine tenus la veille par le président de la Fed.

Ceci peut être aussi interprété comme un affaiblissement général du dollar qui a touché jeudi dernier un plus bas de 15 ans contre un panier constitué de 16 principales autres devises (dont un record vieux de 31 ans vis-à-vis du dollar canadien), mais cette évolution ne constitue pas une bonne nouvelle pour la compétitivité des entreprises européennes, spécialement sur les marchés du grand export.

"Le bond récent de l'euro à des niveaux records est un sujet d'importance pour la BCE", Confirme Bank of America.

Ceci est d'autant plus vrai que l'euro s'est également apprécié contre les devises chinoises et japonaises et que la croissance dans la région sera dans les prochains mois davantage dépendante du secteur manufacturier, après la publication d'un indice PMI composite en septembre particulièrement décevant dans le secteur des services ; la composante industrielle de cet indicateur étant elle-même au plus bas depuis novembre 2005, la progression du PIB a des fortes chances de passer au-dessous de son potentiel de croissance théorique l'année prochaine, selon de nombreux économistes bancaires comme Kenneth Wattret chez BNP Parisbas.

Les pressions inflationnistes sur les matières premières et la bonne résistance de l'économie européenne jusqu'à l'été dernier avaient pu justifier une politique monétaire privilégiant un biais haussier à moyen terme. La contamination de la crise financière à l'économie réelle, ou plus précisément une déterioration prolongée des conditions de crédit menaçant un peu plus l'activité économique de la zone euro, pourrait donc conduire la BCE à modifier son point de vue. Pour Bank of America, "la probabilité d'une baisse des taux est toujours faible". Mais la BCE pourrait déjà dans un premier temps faire évoluer son discours.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Articles divers
lundi 24 sept., 2007

 L'incertitude entourant l'ampleur des pertes liées à la crise des liquidités va continuer à perturber les investisseurs sur les marchés mondiaux à court terme, selon le rapport semestriel du Fonds monétaire international (FMI) sur la stabilité des finances mondiales, publié lundi 24 septembre.

L'assèchement des liquidités et la réévalution du risque crédit, commencés aux Etats-Unis avec la crise des crédits subprimes, vont ralentir l'expansion économique mondiale et "seront lourds de conséquences", selon les estimations du FMI. Cependant, l'institution note qu'en dépit du processus de forte correction sur les marchés, "la croissance mondiale reste solide, bien que l'on puisse s'attendre à un certain ralentissement de l'activité". D'ailleurs, "il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives quant à l'action publique", précise l'institution.

Après cette crise, le FMI juge que les rééquilibrages seront "probablement de longue durée". "Il faudra tirer les leçons qui s'imposent pour le secteur privé, ainsi que dans les domaines de la réglementation et de la surveillance", ajoute-t-il.

Une des solutions préconisées est la diversification des systèmes de gestion de risque, trop standardisés actuellement. Tous basés sur le même modèle mathématique, ils entraînent le mimétisme, amplifiant les comportements de panique ou d'euphorie. Ainsi, selon l'institution, il faudrait "encourager la participation de catégories très diverses d'investisseurs ayant des positions et des objectifs différents, de manière à ce que les positions des uns puissent, en compensant celles des autres, concourir à la stabilisation des marchés".

Le FMI insiste également sur le rôle primordial d'une plus grande transparence et d'un contrôle prudentiel, tout en prônant en vue libérale sans entrave à la liberté de mouvements des capitaux.

Le Fonds souligne toutefois que les établissements financiers - du moins ceux suffisamment grands pour que leur éventuelle faillite puisse avoir un impact mondial - "ont amorcé cet épisode avec des fonds propres suffisants pour faire face au niveau probable des pertes de crédit".

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Articles divers

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