jeudi 27 sept., 2007

L'Agefi du 27 septembre 2007

Petit retour en arrière, il y a quatre mois à peine : tandis que l'économie américaine ralentissait déjà, le mot d'ordre pour la zone euro était "découplage". Le destin de l'économie européenne ne semblait plus être lié à celui de la première économie mondiale. Aucune prévision de croissance n'était assez optimiste, aucun  discours assez enjoué. C'était l' "euphorie" !

Quelques mauvaises nouvelles plus tard avec, entre autres, une baisse agressive des taux directeurs américains et la contagion d'un risque "made in USA" aux dettes financières européennes, qui affecte le refinancement interbancaire, et voila la BCE contrainte de suspendre une hausse de taux pourtant annocée.

On peut même parier que l'on assistera non pas à un découplage, mais à un "recollage" de la politique monétaire européenne sur la politique américaine. Quel est le mécanisme envisagé ? Tout d'abord la Fed continue de baisser les taux (-75 pb au cours des six prochains mois). Au pire, la BCE convertit son biais haussier actuel, plus vraisemblablement elle l'abandonne progressivement. Dans les deux cas, l'écart de taux d'intérêt se creuse en faveur des actifs européens : afflux de capitaux, nouvelle appréciation de l'euro, ralentissement des exportation et de la croissance européenne s'il n'y a pas d'intervention. Le rendement des dettes européennes diminue, la courbe des taux à 3mois/2 ans s'inverse encore. Les taux forward suivent le mouvement de la baisse. La BCE a les mains liées à l'instar de 2001 lorsqu'elle a dû changer son fusil d'épaule à un moment où elle pointait du doigt les risques inflationnistes.

Dans une telle situation de crise financière, et quel que soit son degré finalement, la politique monétaire s'écarte nécéssairement du chemain idéal tracé par l'analyse des fondamentaux économiques. C'est ce que reflète notre hypothèse de baisse à venir des taux BCE, tandis que notre indicateur suggère pour sa part encore une hausse.

Note : L'indicateur NATIXIS estime le taux refi BCE en vertu du comportement dont ont fait preuve les gouverneurs depuis la prise de mandat de la BCE, à l'examen du marché du travail, de l'inflation, de la croissance monétaire et du taux de change.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Analyses
mercredi 26 sept., 2007

 

Source : L'Agefi du 24 septembre 2007

 

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Analyses
mardi 14 août, 2007

La Tribune.fr

Les marchés doivent "garder leur calme", car la situation "se normalise" sur les marchés monétaire, malgré une "réappréciation des risques". Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a-t-il trouvé la bonne formule pour rassurer les marchés en début d'après midi? Après avoir injecté plus de 200 milliards d'euros depuis la semaine dernière pour remédier à la pénurie de liquidité liée à la crise du crédit, la Banque centrale européenne (BCE) ne s'est pas arrêtée là. Bien qu'elle estime que les conditions sur le marché sont désormais "proches de la normale", l'institution a annoncé ce matin avoir injecté 7,7 milliards d'euros supplémentaires.

La suite de l'article, cliquer ici.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve que ce n'est pas du tout normal d'injecter 230 milliards d'euros et de dire que tout va bien. La Fed n'a pas injecté autant, mais d'un autre côté, nous n'avons aucune information. Qu'est ce qui se passe??  Pourquoi  les banques ne communiquent pas sur les fonds impliqués dans cette crise????

Il faut garder à l'esprit que BNP Paribas assurait le 2 août qu'elle n'était absolument pas touché par la crise, et une semaine après, jour pour jour, elle annonce la perte de 400 millions d'euros, et le gel de trois fonds....

Je comprends qu'on veuille éviter une panique générale, mais là, ça devient carrément de la rétention d'information ! Et on demande aux investisseurs d'avoir confiance??

Pour ma part, j'attendrais la première ou la deuxième semaine de septembre pour être fixée.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Analyses
lundi 02 juil., 2007

La droite de résistance, passant entre 6.400 et 6.500 points ce mois-ci, devrait limiter sa marge de progression.

par Hugues Naka - L'AGEFI 2 juillet 2007

         Le CAC 40 a réussi à progresser de 0.53% à 6.055 points la semaine dernière malgré un début de semaine difficile. Toutefois, aucune résistance importante n'a été franchie. L'indice vedette de la Bourse de Paris reste dans la zone de congestion qui est la sienne depuis la fin du mois par le plus haut à 6.168 points et le support à 5.834 points (*).

        L'indice ne présente donc aucun signe de renversement de la tendance haussière qui l'anime depuis mars 2003 alors que les objectifs de cette tendance ont été atteints (L'AGEFI du 17/04/2006).

        Il faut en effet rappeler que, d'un point de vue "elliotiste", le CAC 40 développe depuis le rebond de juin 2006 sur les 4.565 points, la 5ème et dernière vague de l'impulsion dite majeure amorcée à 2.400 points en mars 2003. Or, cette vague 5, qui est elle-même une impulsion qualifiée de mineure, compte ses cinq sous-vagues consécutives (cf. vagues 5-1, 5-2, ... 5-3 sur le graphe ci-dessous). Autrement dit, les conditions "elliotistes" sont désormais réunies pour envisager la fin de la hausse en cours depuis plus de quatre ans.

         Toutefois, en l'absence de signal de renversement de tendance, cette tendance haussière est censée se poursuivre même si les objectifs ont été réalisés. Le risque est donc à la hausse à court terme.

          Ce risque est d'autant plus élevé que le CAC 40 semble dessiner, depuis fin mai, un triangle symétrique; lequel est généralement une configuration de conntinuation de tendance. La probabilité est donc forte que l'indice sorte par le haut de ce triangle potentiel - après avoir développé une dernière vague de baisse à l'intérieur de cette zone de congestion - et franchisse le plus haut inscrit fin mai à 6.168 points.

           La marge de progression du CAC 40 au-delà des 6.168 points devrait toutfois être limitée par la droite de résistance haussière qui relie, entre autres, les points hauts des vagues directionnelles de l'impulsion majeure (vagues 1 et 3). Cette droite de long terme, qui passe cette semaine à 6.402 points (+ 19.0 points/semaine), devrait forcer l'indice à se réorienter à la baisse.

          Le renversement de tendance devra ensuite être confirmé par la cassure de la zone de support située à 5.772/5.834 points et/ou un signal de renversement de tendance. La région des 5.300 points (plus bas de mars dernier) sera alors le premier objectif de cette correction baissière majeure.

(*) Ce gap ouvert le 20 avril, non visible sur un graphe en données hebdomadaires. Un gap est une plage de cours à l'intérieur de laquelle aucune cotation n'a eu lieu.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Analyses
dimanche 01 juil., 2007

Par James  Nixon, Société Générale CIB London

      La BCE a poursuivi en juin le processus de normalisation des taux d'intérêt en portant son taux refi à 4%. Si les taux sont aujourd'hui à leur plus haut niveaux depuis six ans, nous n'avons jamais considéré 4% comme le point haut du cycle en cours. Nous anticipions néamoins une pause après juin. Nos précédentes prévisions tablaient en particulier sur de modestes baisses des taux de la Réserve Fédérale au second semestre 2007, ce qui aurait pu entrainer une nouvelle appréciation de l'euro et à terme constituer une contrainte pour la BCE.

      Il semble toutefois que l'économie mondiale ait dépassé son récent point d'infléxion et dans les deux années à venir, c'est un maintien, voire une accélération, de la croissance qui se dessine. Tel est le scénario qui s'annoce en particulier aux Etats-Unis, où le ralentissement marqué de milieu de cycle que craignaient certains analystes semble avoir été évité. Nous pensons maintenant que la prochaine intervention de la Fed sera une hausse des taux, lorsque la croissance amorcera une nouvelle accélération, avec un premier relèvement au printemps prochain et un niveau de 6% fin 2008. Le risque d'une nouvelle appréciation de l'euro paraissant ainsi écarté, la contrainte à laquelle la BCE aurait pu se heurter au second semestre est éliminée.

      La vigueur persistante de l'économie mondiale devrait rester très favorable aux exportations de la zone euro, même au taux de change actuel. Mais les perspectives internes de la zone euro semblent elles aussi de plus en plus positives. S'il est certain que l'appréciation de l'euro freine quelque peu la croissance très rapide de la production manifacturière et que la remontée des taux d'intérêt a provoqué un ralentissement du marché immobilier, de pays comme la France et l'Espagne, la dynamique de la consommation est plus vigoureuse. Point important dans ce contexte, la BCE a indiqué qu'à leur niveau actuel, les taux d'intérêt fournissent un modeste stimulus à l'économie (la politique a été qualifiée de plutôt accomodante). Ce point de vue cadre avec notre analyse, qui indique une augmentation du taux rée neutre sur les 12 derniers mois, correspondant en partie aux gains de croissance économique. En termes nominaux, le taux neutre se situe désormais entre 4.25% et 4.50% pour une inflation de 2%.

       La BCE a également revu à la hausse ses prévisions d'inflation pour cette année et anticipe maintenant 2% en moyenne en 2007 et 2008. En outre, elle considère toujours que ce scénario s'accomagne de nets risques de dérapages inflationniste liés à de possibles contraintes de capacité et à un marché du travail plus tendu. Compte tenu du contexte extérieur toujours vigoureux et de la diffusion continue de la reprise économique dans la zone euro, il semble à peu près acquis que la BCE procèdera à de nouvelles hausses des taux, d'autant que l'inflation qu'elle prévoit pour les deux ans à venir se situe dans le haut de la fourchette "cible". Ces perspectives pointent à  notre avis vers un nouveau resserrement significatif, quoique graduel, des taux d'intérêt. Nous anticipons de nouveaux relèvements en septembre et en décembre, qui porteraient les taux à 4.5% à la fin de l'année, avant que l'impact des taux plus élevés sur certains marchés immobiliers de la zone euro ne contraigne la BCE à modérer le rythme de resserrement en 2008.

Et à 5% fin 2008

      Nous pensons par conséquent que la BCE marquera une pause après décembre pour évaluer l'impact des relèvements effectués jusque là. Il est néamoins peu probable qu'elle maintienne ses taux inchangés dans un contexcte de croissance mondiale vigoureuse et de hausse des taux aux Etats-Unis. Malgré le net ralentissement qui pourait alors toucher certains marchés immobiliers de la zone euro, il est probable que l'expansion régulière et continue s'accompagnera d'une décrue progressive du chômage et de revendications salariales croissantes. Parallèlement, le creusement du différentiel de taux avec les Etats-Unis pourait s'accompagner d'une dépréciation de l'euro, laquelle exercerait de nouvelles pressions haussières sur l'inflations importée. Par conséquent, même si une intervention urgente ne s'impose pas (à moins que la croissance ne demeure sensiblement au-dessus de sa tendance), la lente montée des pressions inflationnistes incitera probablement la BCE à relever ses taux encore deux fois au moins, ceux-ci atteignant ainsi un plus haut de 5% d'ici la fin 2008.

publié par Bouchra BENYELLES publié dans : Analyses

Présentation

bouchra.benyelles

Pseudo: Bouchra BENYELLES Catégorie: Initiation Bourse Description: Mes premiers pas dans le monde des marchés.

Calendrier

« novembre 2008
lun.mar.mer.jeu.ven.sam.dim.
     
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
       
Aujourd'hui

Newsletter

Avertissement sur le contenu des sites blog bourse
Bourse en ligne
Contact C.G.U. Reporter un abus
Blogbourse est un site du réseau Fortuneo